En bref
Rater les concours en 2026 ne ferme aucune porte définitivement. Il te reste cinq voies concrètes : la 5/2, intégrer une école puis viser un double diplôme, les admissions sur titre (AST), l'université avec tes équivalences, et les phases tardives SCEI du 25 août au 4 septembre, où les listes bougent énormément (455 démissions en 2025). Un rang décevant n'efface pas deux ans d'acquis. Voici l'arbre de décision complet et un plan d'action semaine par semaine.
Si tu lis ces lignes ce soir, mercredi 22 juillet 2026, c'est probablement que les résultats d'admission tombés aujourd'hui — Mines-Ponts et Mines-Télécom à 18 h, Centrale-Supélec en fin de journée, CCINP et e3a-Polytech à 20 h — ne sont pas ceux que tu espérais. Je vais être directe avec toi : un rang décevant fait mal, et tu as le droit d'être déçu ce soir. Mais dès demain matin, tu as cinq options réelles, dont certaines se jouent dans les 48 heures (le classement de tes vœux SCEI ferme le 24 juillet) et d'autres jusqu'au 4 septembre. Je suis Léa, mentor Majorant, normalienne (ENS Ulm) et agrégée de mathématiques. En prépa, j'ai vu des amis brillants sortir des concours avec un rang qui ne leur ressemblait pas — et rebondir, chacun par une voie différente. Cet article passe en revue les cinq voies, avec les chiffres, les dates et les critères pour choisir la tienne.
Commençons par remettre les choses à leur place, sans te raconter d'histoires.
D'abord, les ordres de grandeur. Cette session 2026, Mines-Ponts offre 1 569 places réparties sur 10 écoles, Centrale-Supélec environ 3 577 (dont ~1 200 en MP, ~800 en PC, ~1 300 en PSI, ~250 en TSI), Mines-Télécom 2 237, e3a-Polytech plus de 2 300 places dans 67 écoles, et CCINP environ 4 000 par an. En face, des dizaines de milliers de candidats. Par construction, la majorité des élèves de prépa n'intègre pas l'école dont elle rêvait en sup. Ce n'est pas une anomalie te concernant : c'est la mécanique d'un concours.
Ensuite, les barres montent. D'après les données de notre simulateur, la barre d'admissibilité CCINP en MP est passée de 499 points en 2024 à 515 en 2025 ; celle du concours X-ENS en MP de 478 en 2022 à 510 en 2025. « Admissibilité », c'est le seuil des écrits qui donne accès aux oraux — à ne pas confondre avec l'« admission », qui tombe après les oraux et se lit en rang, pas en points. À niveau égal, un candidat de 2026 est simplement plus bousculé qu'un candidat d'il y a trois ans.
Enfin — et c'est le plus important — tes acquis ne s'évaporent pas avec ton rang :
- Deux ans de mathématiques, physique et informatique de haut niveau. Quelle que soit la suite (5/2, école, université), tu repars avec un socle scientifique que très peu d'étudiants de ton âge possèdent.
- Une capacité de travail hors norme. Les khôlles (interrogations orales hebdomadaires), les DS de 4 heures, le rythme : tu as prouvé une endurance qui te servira partout, et que les recruteurs comme les jurys d'admission parallèle reconnaissent.
- Des crédits ECTS valorisables. Ta prépa te donne des équivalences universitaires (jusqu'à 120 crédits pour deux années validées) qui ouvrent l'université et les admissions sur titre. On y revient plus bas.
Un rang décevant ≠ une prépa ratée. C'est une donnée d'entrée pour une décision, pas un verdict sur ta valeur.
Info
Tu croiseras peut-être le mot SIGEM dans les discussions de juillet : c'est la procédure d'affectation des prépas commerce (résultats sortis le 17 juillet). Rien à voir avec les concours d'ingénieurs, qui passent par le SCEI.
Avant toute décision de fond, assure-toi de lire correctement ta situation. Chaque année, des élèves s'auto-déclarent « recalés » alors qu'ils sont encore en course.
Le calendrier des résultats — tout n'est pas encore tombé
| Concours | Résultats d'admission | Où consulter |
|---|
| Mines-Ponts (CCMP) | Mercredi 22 juillet, 18 h 00 | candidats.ccmp-cogec.fr et portail SCEI |
| Mines-Télécom (toutes filières) | Mercredi 22 juillet, 18 h 00 | concours-mines-telecom.fr |
| Centrale-Supélec | Mercredi 22 juillet, en fin de journée (généralement vers 18 h) | espace candidat |
| CCINP | Mercredi 22 juillet, 20 h 00 | espace « MON DOSSIER » sur concours-commun-inp.fr |
| e3a-Polytech | Mercredi 22 juillet, 20 h 00 | espace candidat |
| Polytechnique (banque X-ENS) | Vendredi 24 juillet, 14 h 00 | espace personnel sur polytechnique.edu |
| Banque PT | Annoncé pour le 25 juillet — vérifie sur banquept.fr | espace candidat |
| ENS Lyon | Déjà publiés (entre le 10 et le 17 juillet selon la filière) | notification directe |
| ENS Ulm, Paris-Saclay, Rennes | Courant juillet — vérifie sur banques-ecoles.fr | notification directe |
Deux précisions qui changent tout :
- « Classé » ne veut pas dire « admis », mais pas non plus « recalé ». Sur le SCEI (le service commun qui centralise inscriptions et affectations des concours d'ingénieurs), être « classé » signifie que tu es susceptible d'être appelé, en liste principale ou complémentaire. Les listes d'appel évoluent entre les phases au fil des désistements : en 2025, 455 candidats ont démissionné de la procédure en cours de route, libérant autant de places. Pour décoder précisément ta situation, lis notre guide pour comprendre ton rang SCEI et les listes d'appel.
- Il n'existe aucune « barre d'admission en points » officielle par école. Après les oraux, le seul indicateur qui compte est le rang — notamment le rang du dernier appelé dans les statistiques d'intégration officielles. Méfie-toi des totaux de points qui circulent sur les forums.
Les 5 phases d'appel : rien n'est figé avant le 4 septembre
Le SCEI procède par vagues. À chaque phase, tu reçois au maximum une proposition : celle du vœu le mieux classé de ta liste où ton rang te permet d'être appelé.
| Phase | Date et heure |
|---|
| 1re phase | Mardi 28 juillet, 14 h |
| 2e phase | Vendredi 31 juillet, 14 h |
| 3e phase | Mardi 25 août, 14 h |
| 4e phase | Mardi 1er septembre, 14 h |
| 5e phase | Vendredi 4 septembre, 14 h |
Face à une proposition, la terminologie des guides distingue trois réponses — le détail officiel est dans la notice SCEI : « oui définitif » (tu intègres, fin de procédure), « oui mais » (tu sécurises cette école tout en restant candidat à tes vœux mieux classés) et « non mais » (tu refuses cette proposition mais restes en course pour mieux). Notre guide des réponses « oui mais » et « non mais » détaille la stratégie phase par phase. Cas particulier : les ENS ne passent pas par les phases SCEI pour l'intégration — elles notifient directement leurs admis.
Attention
Absence de réponse dans les délais = démission automatique de toute la procédure. Même déçu, même en vacances, mets une alarme pour chaque phase. Et avant tout : le classement de tes vœux SCEI, ouvert depuis le 1er mars, ferme le vendredi 24 juillet — le jour même des résultats de l'X à 14 h. Vérifie l'heure limite sur scei-concours.fr et ne t'y prends pas au dernier moment : un vœu mal ordonné ce vendredi peut te coûter une école en septembre.
Une fois ta situation clarifiée — classé quelque part, classé nulle part, ou admis « moins bien » qu'espéré — tu peux dérouler l'arbre de décision. Cinq branches.
La « 5/2 » (prononcer « cinq demis ») désigne le redoublement de la deuxième année de prépa pour repasser les concours ; par opposition, un « 3/2 » est un candidat qui passe les concours à l'issue de sa première spé. C'est l'option la plus évidente après un rang décevant — et celle qu'il faut choisir avec le plus de lucidité.
Pour qui la 5/2 est une bonne décision
Les profils qui rentabilisent une 5/2 partagent trois caractéristiques :
- Une marge identifiée. Tu sais nommer 2 à 4 lacunes précises (chapitres mal maîtrisés, méthode de travail défaillante, oraux sous-préparés). Si tu penses avoir « tout donné » sans levier concret, la 5/2 décevra.
- Un delta d'écoles significatif. Passer d'une école CCINP milieu de tableau à Mines Paris ou CentraleSupélec justifie une année ; gagner deux places dans le même groupe d'écoles, rarement.
- Une motivation intacte. Une 5/2 qui démarre en doutant est une 5/2 qui souffre. Ceux qui réussissent sont convaincus dès septembre.
La décision de fond — quantifier ton delta d'écoles, ta marge réelle, le coût mental et la projection à 5 ans — mérite mieux que trois paragraphes : nous lui avons consacré une méthode complète dans 5/2 ou intégrer : décider rationnellement après les concours. Lis-la avant de trancher, c'est l'article le plus utile que tu liras cette semaine.
Les bonifications 3/2 que tu perds — le vrai prix de la 5/2
Point trop souvent découvert en cours d'année : plusieurs concours accordent aux 3/2 des points de bonification aux écrits, que tu perds en repassant en 5/2.
| Concours | Bonification 3/2 | En 5/2 |
|---|
| X-ENS | +80 points | Perdue |
| Centrale-Supélec | +80 points | Perdue |
| Mines-Ponts | +30 points | Perdue |
Pour situer ces montants : la barre d'admissibilité Centrale-Supélec en MP tourne autour de 1 230 points sur 2 000, celle de Mines-Ponts autour de 365-380 sur 600. Perdre 80 ou 30 points, c'est autant de terrain aux écrits qu'il faudra regagner par ton niveau réel. Autrement dit : une 5/2 « à niveau constant » recule ; il faut progresser franchement pour que l'année paie. Ces règles peuvent évoluer d'une session à l'autre — vérifie les notices officielles de chaque concours avant de t'engager.
Les conditions de réussite d'une 5/2
- Changer de méthode, pas seulement refaire. Refaire la même année de la même manière produit le même rang. Diagnostic des lacunes en août, plan de travail par chapitre, entraînement oral dès le premier trimestre.
- Choisir son environnement. Rester dans ton lycée ou en changer, avec un encadrement qui croit en ton projet : la question se pose dès cet été, car les demandes se font tôt.
- Se fixer une cible nommée. « Viser plus haut » ne suffit pas ; « intégrer Centrale ou Mines Paris » structure une année. Pour te calibrer, quelques ordres de grandeur du rang du dernier admis en MP (données 2024) : ENS Ulm ≈ 100, Mines Paris ≈ 100, CentraleSupélec ≈ 750, ENSIMAG ≈ 1 500.
Un doute sur 5/2 ou intégrer ? Une ou deux séances avec un mentor Majorant (Polytechnique, Mines Paris, CentraleSupélec, ENS) pour poser un diagnostic honnête sur ta marge réelle de progression — et décider lucidement.
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C'est l'option la plus sous-estimée, parce qu'elle demande d'accepter une déception maintenant pour la transformer plus tard. Le raisonnement : ton diplôme final n'est pas figé par ton école d'entrée.
Concrètement, presque toutes les écoles d'ingénieurs ouvrent en cours de cursus des voies d'excellence sélectionnées sur tes résultats en école, pas sur ton rang de concours :
- Les doubles diplômes. Ingénieur + master d'une université partenaire (en France ou à l'étranger), ingénieur + école de management, ingénieur + école d'application. Sélection sur dossier en 1re ou 2e année d'école.
- Les masters sélectifs en fin de cursus. Un master recherche exigeant, un M2 coté en finance, en IA ou en énergie, adossé à une grande université : sur ton CV à 25 ans, il pèsera autant que le nom de ton école d'entrée.
- Les césures et échanges académiques. Une année dans une université étrangère reconnue redistribue les cartes de ton profil.
L'élève qui intègre une école « moyenne » de sa liste et finit major de promotion a souvent plus d'options qu'un élève moyen d'une école mieux classée. Si tu hésites entre deux écoles obtenues, notre méthode des duels pour choisir ton école t'aidera à comparer autrement que par le prestige brut.
Pour qui ? Si ton rang te donne une école correcte mais pas celle visée, que l'idée d'une année de prépa supplémentaire t'épuise d'avance, et que tu es du genre à performer quand on te laisse construire : cette voie est probablement la tienne.
Option 3 — Les admissions sur titre (AST) : la porte latérale vers les grandes écoles
Les « admissions sur titre » (AST), aussi appelées admissions parallèles, permettent d'intégrer une école d'ingénieurs sans repasser les concours CPGE, sur dossier et entretiens, après une L2, une L3, un BUT ou un autre diplôme. La quasi-totalité des écoles — y compris très cotées — réservent chaque année des places à ces profils.
Le schéma type pour un préparationnaire déçu :
- Tu rejoins une L3 scientifique (maths, physique, informatique, mécanique…) grâce à tes équivalences de prépa — souvent dans une bonne université, parfois dans un parcours sélectif type licence renforcée.
- Tu vises une mention solide : c'est le nerf du dossier AST. Après deux ans de prépa, le niveau d'exigence d'une L3 te laissera de la marge pour viser haut.
- Tu candidates en AST l'année suivante, sur dossier académique, lettres et entretiens, parfois avec des épreuves propres à l'école.
Ce que ça change par rapport à une 5/2 : tu ne rejoues pas ton avenir sur une semaine d'écrits, tu construis un dossier sur une année entière — un format qui avantage les élèves réguliers pénalisés par le format concours. Ce que ça coûte : les places AST sont contingentées et la sélectivité réelle varie beaucoup d'une école à l'autre ; renseigne-toi école par école sur les effectifs admis et les diplômes d'origine, et ne construis pas ton projet sur une seule cible.
Conseil
Les passerelles AST sont réelles mais se préparent tôt : les dossiers se déposent en général au printemps. Si tu choisis cette voie, choisis ta L3 dès maintenant en fonction des écoles visées (cohérence du parcours, matières, stage éventuel), pas seulement par proximité géographique.
Parfois, la vraie conclusion des concours n'est pas « je vise mieux » mais « ce système de sélection ne me correspond pas — la discipline, elle, me plaît toujours ». C'est une conclusion parfaitement respectable, et l'université est alors une suite logique, pas un renoncement.
Tes deux années de prépa te donnent des équivalences (crédits ECTS) qui te permettent d'entrer directement en L2 ou en L3 selon ton dossier et l'université. De là, tous les chemins restent ouverts : licence puis master sélectif, magistères, écoles via AST (option 3), agrégation — c'est le chemin que j'ai suivi depuis l'ENS, et je peux te dire que l'université française héberge des formations d'excellence que la prépa t'a précisément préparé à dominer.
Les questions à te poser avant de basculer : est-ce le format concours que tu rejettes, ou la discipline ? As-tu un projet (recherche, enseignement, data, ingénierie via AST) que l'université sert mieux que l'école ? Nous avons détaillé les démarches, les pièges administratifs et les critères de décision dans notre guide arrêter la prépa : réorientation et équivalences — lis-le si cette branche de l'arbre résonne en toi.
C'est le point que presque tout le monde sous-estime le 22 juillet au soir : les listes d'appel des 25 août, 1er et 4 septembre bougent énormément.
Le mécanisme est simple. Entre fin juillet et début septembre, des candidats classés démissionnent de la procédure : ils partent en 5/2, acceptent une école hors SCEI, changent de projet. En 2025, on a compté 455 démissions. Chaque démission fait remonter tout le monde derrière : un rang qui ne donnait rien le 28 juillet peut déclencher une proposition le 25 août ou le 1er septembre.
Conséquences pratiques :
- Ne démissionne jamais par dépit. Tant que tu es classé quelque part, reste dans la procédure et réponds à chaque phase dans les délais. Une réponse « non mais » te maintient en course sans t'engager.
- Garde ta liste de vœux longue. D'ici la clôture du 24 juillet, résiste à la tentation de supprimer les écoles « bof » : un vœu en bas de liste ne te sera proposé que si rien de mieux n'est disponible, et tu pourras toujours refuser. Un vœu supprimé, lui, est définitivement perdu.
- Surveille les trois phases de rentrée. 25 août, 1er septembre, 4 septembre, à 14 h chacune. C'est là que les remontées de listes sont les plus spectaculaires — précisément quand la plupart des candidats ont décroché mentalement.
Nous tenons à jour notre page Résultats des concours 2026 en continu pendant tout l'été, avec les dates, les mécanismes de chaque banque et nos simulateurs rang → école : c'est le bon marque-page pour les six semaines qui viennent.
Quelques mots pour vous, qui lisez peut-être cet article par-dessus l'épaule de votre enfant — ou à sa place.
Ce soir, votre rôle n'est pas de trouver la solution : c'est d'absorber le choc. Votre enfant vient de vivre deux années d'un travail que peu d'adultes soutiendraient, et le verdict tombé aujourd'hui lui paraît résumer injustement ces deux années. Trois choses aident vraiment :
- Ne minimisez pas, ne dramatisez pas. « Ce n'est pas grave » sonne faux ce soir ; « qu'est-ce qu'on va faire de toi » fait des dégâts durables. « C'est dur, et il y a des options solides — on les regarde ensemble à tête reposée » est la bonne ligne.
- Protégez les échéances, pas les décisions. Les seuls actes urgents sont administratifs : vérifier la liste de vœux avant le 24 juillet, répondre à chaque phase d'appel dans les délais. La décision de fond (5/2, école, université) peut mûrir quelques jours — elle n'en sera que meilleure.
- Méfiez-vous de vos propres projections. Une 5/2 « pour l'honneur » ou une intégration « pour en finir » décidées sous pression parentale sont les deux scénarios que nous voyons le plus mal finir. La bonne décision est celle que votre enfant peut porter seul pendant douze mois.
Ton plan d'action semaine par semaine jusqu'au 4 septembre
Voilà comment transformer les six prochaines semaines en trajectoire plutôt qu'en attente anxieuse.
| Période | Actions |
|---|
| 22–24 juillet | Encaisse (vraiment : accorde-toi une soirée). Relis tous tes résultats à froid. Vérifie et finalise ta liste de vœux SCEI avant la clôture du 24 juillet (heure limite à vérifier sur scei-concours.fr). Résultats de l'X vendredi 24 à 14 h ; Banque PT annoncée pour le 25, à vérifier sur banquept.fr. |
| 28–31 juillet | Phases d'appel 1 (28/07, 14 h) et 2 (31/07, 14 h) : réponds dans les délais, réfléchis chaque « oui mais » / « non mais ». Commence l'arbre de décision : delta d'écoles, marge de progression, coût mental. |
| 1re quinzaine d'août | Décision de fond. Si 5/2 : contacte les lycées (le tien et d'éventuelles alternatives), pose ton diagnostic de lacunes, construis ton plan d'année. Si université ou AST : dossiers d'équivalence, choix de la L3. Si intégration : compare tes options sérieusement, renseigne-toi sur les doubles diplômes. |
| 2e quinzaine d'août | Si 5/2 : remise en route progressive du travail — c'est ici qu'un stage de pré-rentrée change ta dynamique. Si intégration probable en phase tardive : prépare la logistique (logement, inscription) pour pouvoir dire « oui » vite. |
| 25 août | Phase 3 (14 h) : les listes ont bougé pendant l'été. Réponds dans les délais. |
| 1er septembre | Phase 4 (14 h) : nouvelles remontées de listes. |
| 4 septembre | Phase 5 (14 h), dernière phase : décision finale. Quoi qu'il arrive, tu sais où tu vas — et pourquoi. |
Un principe transversal : sépare l'administratif de l'émotionnel. Les réponses aux phases sont des gestes techniques à faire dans les délais, même le cœur lourd. La décision de vie, elle, se prend posément, avec les bonnes informations et les bonnes personnes autour de toi.
Si l'arbre de décision te mène vers la 5/2, sache une chose : les 5/2 qui réussissent ne refont pas la même année, ils en font une différente. C'est exactement ce pour quoi nos accompagnements sont construits.
- Un diagnostic initial sans complaisance. Un mentor issu de Polytechnique, Mines Paris, CentraleSupélec ou de l'ENS reprend tes copies de concours et tes résultats d'année pour identifier les 3-4 leviers qui te coûtent le plus de places — c'est la matière première de ton année.
- Les stages d'été et de pré-rentrée. Cinq jours en petit groupe pour reprendre les chapitres charnières et rentrer en septembre avec de l'avance et une méthode, pas avec l'appréhension de « revivre la même année ». Pour une 5/2, la pré-rentrée est le moment où tout se joue : c'est là qu'on installe la nouvelle méthode avant que le rythme de l'année ne reprenne le dessus.
- Un cap tenu sur douze mois. Objectif d'écoles nommé, jalons trimestriels, préparation aux oraux dès le premier semestre — parce qu'une 5/2 se gagne aussi (surtout) aux oraux.
Prépare ta 5/2 avec ceux qui l'ont vécue. Stages d'été et de pré-rentrée Majorant en petit groupe, avec des mentors Polytechnique, Mines Paris, CentraleSupélec et ENS : diagnostic, méthode, chapitres charnières.
Voir les stages Majorant →
J'ai raté les concours prépa 2026 : qu'est-ce que je peux encore faire ?
Cinq options concrètes : la 5/2, intégrer une école obtenue puis viser un double diplôme, les admissions sur titre (AST) après une L3 ou un BUT, la réorientation universitaire avec équivalences, et les phases tardives SCEI. Rien n'est figé avant la dernière phase du 4 septembre à 14 h. La seule urgence absolue est administrative : finaliser ta liste de vœux avant le 24 juillet et répondre à chaque phase dans les délais.
Je ne suis « classé » nulle part sur le SCEI : est-ce vraiment terminé pour cette année ?
Pour une intégration via le SCEI cette année, oui — mais pas pour ton avenir. Les phases d'appel ne concernent que les candidats classés (liste principale ou complémentaire). Il te reste la 5/2 pour repasser les concours, l'université avec tes équivalences de prépa, puis éventuellement les admissions sur titre l'année suivante. Vérifie quand même chaque banque : être non classé à un concours ne dit rien de tes résultats aux autres.
Est-ce que je perds mes points de bonification si je fais une 5/2 ?
Oui : les bonifications réservées aux 3/2 disparaissent en 5/2 — +80 points à X-ENS, +80 à Centrale-Supélec, +30 à Mines-Ponts. C'est le vrai prix d'entrée de la 5/2 : il faut progresser suffisamment pour compenser ces points puis gagner des places au-delà. Vérifie les notices officielles de chaque concours, car ces règles peuvent évoluer d'une session à l'autre.
Que se passe-t-il si je ne réponds pas à une proposition d'admission SCEI ?
L'absence de réponse dans les délais vaut démission automatique de toute la procédure. Tu perds ta proposition en cours et tous tes vœux, y compris pour les phases suivantes. Mets une alarme pour chaque phase (28 et 31 juillet, 25 août, 1er et 4 septembre, à 14 h) et réponds systématiquement, même par un « non mais » qui te maintient en course.
Les listes d'appel peuvent-elles vraiment bouger d'ici septembre ?
Oui, et fortement : en 2025, 455 candidats ont démissionné de la procédure, faisant remonter tout le monde derrière eux. Les phases du 25 août, du 1er et du 4 septembre sont celles où les remontées sont les plus visibles, car les démissions s'accumulent pendant l'été (départs en 5/2, écoles hors SCEI). Un rang muet le 28 juillet peut déclencher une proposition fin août.
Peut-on refaire deux fois sa deuxième année de prépa ?
Non : une seule 5/2 est possible, sauf dérogation exceptionnelle. C'est ta dernière cartouche côté concours CPGE, d'où l'importance de ne la tirer que si ta marge de progression est réelle et identifiée. Si tu doutes, les voies AST et université offrent d'autres chemins vers les mêmes écoles, sans limite de tentative comparable.
Ce soir, retiens trois choses. Un : ton rang de 2026 est une donnée, pas une identité — les acquis de tes deux années de prépa restent entiers, quelle que soit la suite. Deux : tu as cinq voies réelles (5/2, intégrer puis rebondir en double diplôme, AST, université avec équivalences, phases tardives), et la bonne se choisit avec l'arbre de décision, pas sous le coup de l'émotion du 22 juillet. Trois : les seuls gestes urgents sont administratifs — ta liste de vœux avant le 24 juillet, puis une réponse à chaque phase d'appel jusqu'au 4 septembre, parce que les listes bougent jusqu'au bout.
Chez Majorant, nos mentors de Polytechnique, Mines Paris, CentraleSupélec et de l'ENS sont passés par ces concours — certains après une 5/2. Que tu aies besoin d'un diagnostic pour décider, d'un stage de pré-rentrée pour lancer ta 5/2 sur de bonnes bases, ou simplement d'un regard extérieur honnête sur tes options : on est là pour ça. Le concours de 2026 est derrière toi ; ce que tu en fais commence demain matin.