En bref
À chaque phase d'appel SCEI — 28 juillet, 31 juillet, 25 août, 1er septembre et 4 septembre 2026, toujours à 14 h — tu reçois au maximum une proposition d'admission, et tu as trois réponses possibles : « oui définitif », « oui mais » ou « non mais ». Dans l'immense majorité des cas, « oui mais » est la bonne réponse : tu sécurises l'école proposée sans renoncer à aucun vœu mieux classé, sans la moindre pénalité. Et grave ceci dans ton téléphone : ne pas répondre dans les délais vaut démission automatique de toute la procédure.
Ce soir, mercredi 22 juillet 2026, les résultats d'admission tombent : Mines-Ponts et Mines-Télécom à 18 h, CCINP et e3a-Polytech à 20 h, Centrale-Supélec en fin de journée. Vendredi 24 juillet à 14 h, ce sera Polytechnique. Et six jours plus tard, le mardi 28 juillet à 14 h précises, le SCEI t'enverra (peut-être) ta première proposition d'admission — le début d'une procédure en cinq phases qui s'étale jusqu'au 4 septembre, avec trois réponses possibles à chaque fois et un piège mortel : l'absence de réponse, qui te fait sortir de la procédure définitivement. Cet article est le guide décisionnel complet de ces cinq phases : le calendrier exact, la mécanique d'une proposition, et surtout quand répondre « oui définitif », « oui mais » ou « non mais » — avec les arbres de décision pour ne pas te tromper.
Je suis Camille, mentor Majorant, ancienne élève de PSI*, intégrée à CentraleSupélec. J'ai vécu ces phases de l'intérieur — la connexion fébrile de la phase 1 à 14 h 01, l'hésitation devant les trois boutons — et je les ai depuis expliquées à des dizaines d'élèves. Voici tout ce que j'aurais aimé qu'on me dise.
Le SCEI (Service de Concours Écoles d'Ingénieurs) est la plateforme commune qui gère tes inscriptions, tes vœux et ton affectation pour la quasi-totalité des concours d'écoles d'ingénieurs post-prépa : X-ENS, Mines-Ponts, Centrale-Supélec, Mines-Télécom, CCINP, e3a-Polytech, entre autres. Une fois les résultats d'admission publiés, c'est lui qui orchestre la distribution des places, en cinq phases dites « d'appel » :
| Phase | Date | Heure | Contexte |
|---|
| Phase 1 | Mardi 28 juillet 2026 | 14 h | La grande vague : premières propositions, six jours après les résultats |
| Phase 2 | Vendredi 31 juillet 2026 | 14 h | Réajustement rapide après les premiers « oui définitif » |
| Phase 3 | Mardi 25 août 2026 | 14 h | Reprise après la pause estivale, les listes ont bougé |
| Phase 4 | Mardi 1er septembre 2026 | 14 h | Derniers mouvements avant les rentrées |
| Phase 5 | Vendredi 4 septembre 2026 | 14 h | Ultime phase : tout se fige |
Cinq dates, une seule heure : 14 h. Mets ces cinq alarmes dans ton téléphone maintenant, avant même de finir cet article. J'y reviens plus bas, mais l'oubli d'une phase est la seule erreur vraiment irréversible de toute la procédure.
Info
Préalable indispensable : ta liste de vœux doit être figée avant la clôture du classement, le 24 juillet 2026 (le classement est ouvert depuis le 1er mars). Vérifie l'heure limite exacte sur scei-concours.fr et ne t'y prends pas au dernier moment. Si tu hésites encore sur l'ordre, lis notre guide de la dernière ligne droite des vœux SCEI avant le 24 juillet.
Une phrase de désambiguïsation au passage, parce que la question revient chaque été : si tu as vu passer « SIGEM » dans les conversations le 17 juillet, c'est la procédure d'affectation des prépas commerce — rien à voir avec le SCEI et les écoles d'ingénieurs.
Avant de parler des réponses, il faut comprendre ce qu'est exactement une proposition d'admission. Le principe tient en trois règles :
- Une proposition = ton meilleur vœu atteignable. À chaque phase, le SCEI parcourt ta liste de vœux dans l'ordre que tu as fixé et te propose le vœu le mieux classé où ton rang te permet d'être appelé. Pas le deuxième meilleur, pas un choix parmi plusieurs : le meilleur, point.
- Une seule proposition à la fois, maximum. Tu ne recevras jamais deux propositions simultanées. Si ton rang te permet d'être appelé dans quatre écoles de ta liste, tu ne verras que celle que tu as classée le plus haut parmi les quatre.
- Tu ne peux ensuite qu'obtenir mieux. Une fois une proposition reçue, les phases suivantes ne peuvent te concerner que pour des vœux mieux classés que celle-ci. La procédure monte, elle ne redescend jamais : c'est toute la logique du système, et c'est pour ça que l'ordre de ta liste de vœux est si important.
Encore un point de vocabulaire, car il fait des dégâts chaque année : être « classé » sur SCEI ne veut pas dire être admis. Classé signifie susceptible d'être appelé, en liste principale ou en liste complémentaire (la file d'attente derrière la liste principale). C'est ton rang, comparé au rang du dernier appelé de chaque école, qui déterminera si une proposition arrive — à la phase 1 ou à une phase suivante. Pour comprendre finement la lecture de ton rang et des listes d'appel, on a un article entier dédié : comprendre son rang SCEI et les listes d'appel.
Face à une proposition, tu as trois réponses possibles — « oui définitif », « oui mais », « non mais » — que je décortique une par une plus bas. La terminologie et les règles complètes figurent dans la notice officielle du SCEI, sur scei-concours.fr : c'est elle qui fait foi, relis-la avant le 28.
Scénarisons. Mardi 28 juillet, 13 h 58. Tu es sur ton espace candidat scei-concours.fr, tu actualises. À 14 h (accorde quelques minutes au serveur, tout le monde fait pareil), trois scénarios possibles :
- Scénario 1 : une proposition s'affiche. « Proposition d'admission : [École], votre vœu n°k. » C'est ton meilleur vœu atteignable à cet instant. Trois boutons t'attendent, et une date limite de réponse est affichée avec la proposition — note-la immédiatement, mais dans l'idéal réponds le jour même. La suite de cet article t'aide à choisir le bon bouton.
- Scénario 2 : pas de proposition, mais tu restes classé sur certains vœux. Pas de panique : cela signifie que ton rang ne permet pas — pour l'instant — d'être appelé sur ces écoles. Les listes bougent entre les phases (j'explique pourquoi plus bas), et beaucoup d'élèves reçoivent leur proposition en phase 2, 3, voire plus tard. Tu restes en course tant que tu es classé quelque part.
- Scénario 3 : tu es admis dans une ENS. Cas à part : les ENS (Ulm, Lyon, Paris-Saclay, Rennes) ne passent pas par les phases SCEI pour l'intégration — l'école te notifie directement. Les résultats d'ENS Lyon sont d'ailleurs déjà tombés (entre le 10 et le 17 juillet selon la filière) ; pour les autres ENS, les notifications arrivent courant juillet, vérifie sur banques-ecoles.fr.
Un mot sur l'état d'esprit : la proposition du 28 juillet n'est pas ton résultat final. C'est une photographie à l'instant t, avant tous les désistements de l'été. La bonne question n'est jamais « cette école me plaît-elle assez ? » mais « quelle réponse maximise mes chances d'avoir la meilleure école possible ? ».
Le « oui définitif » est le bouton de fin de partie : tu acceptes l'école proposée, tu renonces à tous tes autres vœux — y compris ceux classés au-dessus — et ta procédure SCEI s'arrête là. Tu es intégré.
Quand répondre « oui définitif »
L'arbre de décision est court :
- La proposition est ton vœu n°1 restant ? Autrement dit, aucun vœu mieux classé ne peut plus t'être proposé (soit parce que c'était déjà ton premier vœu, soit parce que tu n'es plus classé au-dessus) ? → Oui définitif, sans hésiter. Attendre ne t'apporterait rien.
- Tu es certain, après réflexion posée, de préférer cette école à tout ce qui reste au-dessus dans ta liste ? → Oui définitif aussi. Cela arrive : un oral qui t'a fait changer d'avis, un projet qui s'est précisé. Si tu es dans ce cas, assume — mais vérifie d'abord que ta certitude survit à une comparaison rigoureuse, par exemple avec notre méthode des duels pour choisir son école d'ingénieur.
- Le moindre doute subsiste ? → Ce n'est pas un « oui définitif ». Passe au paragraphe suivant.
Pourquoi ton « oui définitif » compte pour les autres
Un point que peu de candidats mesurent : en répondant « oui définitif », tu sors de toutes les listes des vœux que tu avais classés au-dessus — et tu y libères mécaniquement des places pour ceux qui attendent derrière. C'est le carburant des phases suivantes. Alors si tu es sûr de toi, réponds vite et définitivement : tu accélères la procédure pour tout le monde, y compris pour tes camarades de classe qui espèrent une remontée de liste.
Conseil
Un « oui définitif » posé tôt a aussi des avantages très concrets pour toi : recherche de logement, inscription administrative, organisation de la rentrée. Si ta décision est prise, ne la fais pas traîner par principe.
Le « oui mais » est la réponse que tu choisiras probablement — et c'est très bien ainsi. Sa mécanique : tu sécurises l'école proposée tout en restant candidat à tous tes vœux mieux classés. Concrètement :
- Ta place est réservée. Quoi qu'il arrive aux phases suivantes, tu as une école. Le pire scénario possible avec un « oui mais », c'est d'intégrer l'école que tu viens de sécuriser. Il n'existe aucun scénario où le « oui mais » te laisse sans rien.
- Tu restes en course pour mieux. Si, à une phase suivante, les désistements font suffisamment remonter les listes pour que ton rang passe sur un vœu mieux classé, la nouvelle proposition remplace l'ancienne. Tu ne peux jamais « garder » deux écoles à la fois : l'ancienne place repart dans le circuit, au profit d'un autre candidat.
- Aucune pénalité, nulle part. C'est LA question qu'on me pose chaque été : « est-ce que l'école me verra comme moins motivé si je réponds oui mais ? » Non. Le « oui mais » est un mécanisme officiel de la procédure, prévu exactement pour ça. Ta place est réservée au même titre qu'avec un oui définitif, et personne ne t'en tiendra rigueur.
L'arbre de décision du « oui mais »
- Il reste au-dessus de cette proposition au moins un vœu où tu es encore classé et que tu préférerais vraiment ? → « Oui mais ». C'est le cas de figure de l'immense majorité des candidats à la phase 1.
- Tu hésites entre cette école et un vœu mieux classé, sans certitude ? → « Oui mais » encore. Le doute se tranche toujours du côté de la sécurité : tu auras jusqu'aux phases suivantes pour mûrir ta préférence, et si le meilleur vœu arrive, tu pourras encore le refuser à ce moment-là… ou l'accepter.
- En réalité, tu n'as plus aucun vœu au-dessus qui t'attire davantage ? → Alors bascule en « oui définitif » (relis la section précédente) : rester en « oui mais » sans raison bloque inutilement la mécanique des listes.
La seule erreur possible avec le « oui mais », c'est de l'utiliser comme un somnifère : sécuriser, puis oublier la suite. Les phases continuent, et chacune peut exiger une nouvelle réponse. Sécurisé ne veut pas dire dispensé d'alarmes.
Tu hésites devant les trois boutons ? Un mentor Majorant qui a vécu les phases SCEI t'aide à trancher en une séance, rang par rang, vœu par vœu.
Parler à un mentor →
Le « non mais » est le bouton le plus mal compris — et le plus risqué. Sa mécanique : tu refuses définitivement l'école proposée (elle repart immédiatement dans le circuit pour d'autres candidats, tu ne pourras plus jamais l'obtenir), mais tu restes en course pour tes vœux mieux classés.
Vois la différence fondamentale avec le « oui mais » : les deux réponses te laissent candidat pour mieux, mais le « oui mais » garde l'école proposée en filet de sécurité, quand le « non mais » le découpe au cutter. Si aucun de tes vœux mieux classés ne t'appelle jamais — et personne ne peut te le garantir, pas même le meilleur des simulateurs — tu termines la procédure sans aucune école.
Quand le « non mais » se justifie (rarement)
L'arbre de décision tient en une question, brutale mais juste :
- Si la procédure se terminait demain et que tes seuls choix étaient « intégrer cette école » ou « refaire une année de prépa en 5/2 », tu choisirais la 5/2 sans hésiter ? → Alors, et seulement alors, le « non mais » se défend : tu ne perds rien à rendre une école que tu n'intégrerais de toute façon pas, et tu laisses ta chance aux vœux supérieurs.
- Dans tous les autres cas — tu « penses » que tu ferais une 5/2, tu trouves l'école « décevante » sur le moment, tu paries sur les remontées de listes — → « oui mais ». Un pari sans filet, le 28 juillet, sous le coup de l'émotion des résultats, est presque toujours un mauvais pari.
Pour rappel, une 5/2 est une troisième année de prépa (on redouble la deuxième année pour repasser les concours) ; un 3/2 est un élève qui passe les concours en fin de deuxième année, la voie classique. Et la décision 5/2 n'est pas un détail : tu repasses des concours dont les barres bougent d'une année à l'autre — la barre d'admissibilité CCINP MP est passée de 499 points en 2024 à 515 en 2025, celle de X-ENS MP de 478 en 2022 à 510 en 2025 — et tu perds les points de bonification accordés aux 3/2 (+80 à X-ENS et Centrale-Supélec, +30 à Mines-Ponts). La décision de fond « 5/2 ou intégrer » mérite bien mieux que trois minutes devant un bouton : on lui a consacré une méthode complète dans notre guide 5/2 ou intégrer : décider après les concours. Lis-le avant le 28 juillet, pas après.
Attention
Ne confonds jamais « non mais » et « je verrai plus tard ». Le « non mais » est irréversible sur l'école concernée : elle disparaît de tes possibilités à la seconde où tu valides. Si tu n'es pas certain à 100 % de préférer une 5/2 à cette école, c'est un « oui mais ».
C'est écrit noir sur blanc dans la procédure, et pourtant l'erreur revient tous les étés : si tu ne réponds pas à une proposition dans les délais, tu es considéré comme démissionnaire de toute la procédure SCEI. Pas de l'école proposée : de tout. Tous tes vœux, toutes tes listes, tout s'efface. Il n'y a pas de rattrapage, pas de mail de réclamation qui fonctionne, pas de deuxième chance.
Le contexte rend le piège vicieux : les phases 3, 4 et 5 tombent les 25 août, 1er et 4 septembre — en plein retour de vacances, entre un déménagement et une connexion de camping incertaine. Un simple défaut de connexion peut suffire à faire sortir un admis de la procédure.
Ta parade tient en trois gestes, à faire aujourd'hui :
- Cinq alarmes récurrentes. 28 juillet, 31 juillet, 25 août, 1er septembre, 4 septembre — 14 h à chaque fois, avec un rappel la veille au soir. Même si tu as déjà répondu « oui mais », une nouvelle proposition peut arriver à toute phase et exiger une nouvelle réponse.
- Un accès garanti à ton espace candidat. Identifiants notés en lieu sûr (pas seulement enregistrés dans le navigateur de l'ordinateur familial), numéro de dossier accessible depuis ton téléphone.
- Un plan B de connexion. Si tu pars à l'étranger ou en zone blanche fin août, organise-toi à l'avance : consulte la notice SCEI sur scei-concours.fr pour connaître les modalités prévues dans ce cas — renseigne-toi avant de partir, pas depuis le gîte sans wifi.
Si tu n'as pas de proposition le 28 juillet, ou une proposition en dessous de tes espoirs, tout l'enjeu des phases suivantes tient en un mot : désistements. À chaque « oui définitif » quelque part dans le système, à chaque candidat qui part en ENS (hors procédure SCEI), à l'étranger, en double diplôme ou en démission pure — il y en a eu 455 en 2025 —, des places se libèrent, les listes d'appel remontent, et des candidats jusque-là trop loin dans la liste complémentaire deviennent appelables.
L'ampleur du phénomène est réelle. Rien que sur les grandes banques, la session 2026 met en jeu environ 13 700 places : 1 569 à Mines-Ponts (10 écoles), près de 3 577 à Centrale-Supélec (~1 200 en MP, ~800 en PC, ~1 300 en PSI, ~250 en TSI), 2 237 à Mines-Télécom, plus de 2 300 à e3a-Polytech (67 écoles) et environ 4 000 par an à CCINP. Sur des volumes pareils, les vagues de désistements entre le 28 juillet et le 4 septembre déplacent significativement les rangs du dernier appelé.
Deux repères pour calibrer tes attentes :
- Le bon indicateur, c'est le rang, pas les points. Il n'existe aucune « barre d'admission en points par école » officielle : après les oraux, ce qui compte est ton rang comparé au rang du dernier appelé de l'école (les statistiques d'intégration officielles, notamment celles de CCINP, en donnent l'historique). Quiconque te parle d'une « barre d'admission à tant de points » pour telle école confond admissibilité et admission.
- Les ordres de grandeur aident à se situer. En MP, sur la session 2024, le rang du dernier admis tournait autour de 100 à l'ENS Ulm comme aux Mines de Paris, autour de 750 à CentraleSupélec, autour de 1 500 à l'ENSIMAG (ordres de grandeur issus de nos données majorant.net). Si ton rang est à quelques dizaines de places du dernier appelé de l'an passé, les phases 2 et 3 sont franchement jouables ; à plusieurs centaines, reste lucide — et sécurise ce qui peut l'être.
Entre deux phases, il n'y a rien à faire : les listes évoluent toutes seules, ton classement est figé depuis le 24 juillet. Profites-en pour souffler — tu sors de deux ans de prépa.
Phase 1 — mardi 28 juillet, 14 h : la grande vague
La photographie initiale. Chacun reçoit (ou pas) son meilleur vœu atteignable au vu des rangs bruts, avant tout désistement. C'est la phase où les propositions sont les plus nombreuses — et où les réponses réfléchies comptent le plus. Réponds vite, mais réponds juste : relis les arbres de décision ci-dessus avant de cliquer.
Phase 2 — vendredi 31 juillet, 14 h : le premier réajustement
Trois jours seulement après la phase 1 : les premiers « oui définitif » et les démissions immédiates (départs à l'étranger, ENS, réorientations) ont libéré leurs places. Si tu étais proche du dernier appelé quelque part, c'est souvent ici que ça bascule. Si tu avais répondu « oui mais » en phase 1 et qu'un vœu mieux classé se libère, ta nouvelle proposition s'affiche — avec, à nouveau, les trois réponses possibles.
Phase 3 — mardi 25 août, 14 h : la reprise d'après l'été
Presque quatre semaines se sont écoulées : c'est le grand saut. Pendant l'été, des candidats ont confirmé ailleurs, renoncé, choisi une 5/2 — les listes ont continué de bouger en profondeur. C'est aussi la phase la plus dangereuse pour l'oubli : fin août, tout le monde a la tête ailleurs. Ton alarme du 25 août à 14 h est la plus importante des cinq.
Phases 4 et 5 — mardi 1er et vendredi 4 septembre, 14 h : les derniers mouvements
Les écoles préparent leurs rentrées, les tout derniers désistements tombent, la procédure ajuste à la marge. Les remontées y sont plus rares qu'en phases 2-3, mais des candidats décrochent encore en septembre une école qu'ils n'espéraient plus fin juillet. À l'issue de la phase 5, tout est figé : ta situation du 4 septembre est ta situation définitive.
| Date | Heure | Action |
|---|
| Mercredi 22 juillet | 18 h – 20 h | Résultats d'admission : Mines-Ponts (candidats.ccmp-cogec.fr et portail SCEI) et Mines-Télécom (concours-mines-telecom.fr) à 18 h ; CCINP (« MON DOSSIER » sur concours-commun-inp.fr) et e3a-Polytech à 20 h ; Centrale-Supélec en fin de journée, généralement vers 18 h |
| Vendredi 24 juillet | 14 h | Résultats Polytechnique (espace personnel polytechnique.edu) — et dernier jour pour figer ton classement de vœux SCEI : vérifie l'heure limite sur scei-concours.fr |
| Samedi 25 juillet | — | Résultats Banque PT annoncés pour cette date : vérifie sur banquept.fr |
| Mardi 28 juillet | 14 h | Phase 1 : connecte-toi, lis ta proposition, réponds le jour même |
| Vendredi 31 juillet | 14 h | Phase 2 : reconnecte-toi, même si tu as déjà répondu « oui mais » |
| Mardi 25 août | 14 h | Phase 3 : l'alarme à ne rater sous aucun prétexte, en plein retour de vacances |
| Mardi 1er septembre | 14 h | Phase 4 : dernier réajustement avant la fin |
| Vendredi 4 septembre | 14 h | Phase 5 : ultime phase, ta situation devient définitive |
Toutes les dates et heures de résultats sont par ailleurs centralisées et mises à jour en continu sur notre page Résultats des concours 2026, banque par banque.
Trois réflexes transverses pour chaque échéance :
- Connecte-toi même si tu ne t'attends à rien. Une remontée de liste peut te surprendre — et une proposition non vue est une proposition non répondue, donc une démission.
- Réponds le jour même. La date limite de réponse est affichée avec chaque proposition, mais aucune bonne raison ne justifie d'attendre le dernier moment.
- Relis ton arbre de décision avant de cliquer. Doute → « oui mais ». Certitude d'intégrer → « oui définitif ». Certitude de préférer une 5/2 à cette école précise → et seulement là, « non mais ».
Cap sur la 5/2 ou sur ton intégration ? Le stage de pré-rentrée Majorant te fait attaquer l'année avec un coup d'avance, encadré par des mentors qui ont vécu exactement ce que tu vis.
Découvrir le stage →
Que veut dire « oui mais » sur SCEI ?
« Oui mais » signifie que tu acceptes la proposition d'admission tout en restant candidat à tes vœux mieux classés. Ta place est sécurisée : au pire, tu intègres cette école ; au mieux, une proposition supérieure la remplace à une phase suivante. Cette réponse n'entraîne aucune pénalité et constitue le choix par défaut de la plupart des candidats.
Que se passe-t-il si je ne réponds pas à une proposition SCEI ?
L'absence de réponse dans les délais vaut démission automatique de toute la procédure SCEI. Tu perds la proposition en cours mais aussi tous tes autres vœux, sans recours possible. Mets une alarme à chaque phase (28/07, 31/07, 25/08, 1/09, 4/09 à 14 h) et connecte-toi systématiquement, même si tu penses ne rien attendre.
Puis-je recevoir plusieurs propositions d'admission à la même phase ?
Non : le SCEI t'adresse au maximum une proposition par phase. Il s'agit toujours de ton vœu le mieux classé où ton rang te permet d'être appelé. Si plusieurs écoles de ta liste sont atteignables, seule la mieux classée t'est proposée — d'où l'importance capitale de l'ordre de tes vœux, figé le 24 juillet.
« Classé » sur SCEI, ça veut dire admis ?
Non : « classé » signifie susceptible d'être appelé, en liste principale ou en liste complémentaire. C'est la comparaison entre ton rang et le rang du dernier appelé de chaque école qui détermine si une proposition arrive, dès la phase 1 ou lors des phases suivantes, au fil des désistements — il y a eu 455 démissions en 2025.
Les ENS passent-elles par les phases d'appel SCEI ?
Non : les ENS n'utilisent pas les phases SCEI pour l'intégration, l'école te notifie directement. Les résultats d'ENS Lyon sont déjà publiés (entre le 10 et le 17 juillet selon la filière) ; pour Ulm, Paris-Saclay et Rennes, les notifications arrivent courant juillet — vérifie sur banques-ecoles.fr.
Quelle est la différence entre SCEI et SIGEM ?
SIGEM est la procédure d'affectation des prépas commerce ; le SCEI, celle des écoles d'ingénieurs. Les résultats SIGEM sont sortis le 17 juillet, mais ils ne te concernent en rien si tu es en prépa scientifique : tes dates, ce sont les cinq phases SCEI du 28 juillet au 4 septembre.
- Cinq phases, toujours à 14 h : 28 juillet, 31 juillet, 25 août, 1er septembre, 4 septembre 2026. Cinq alarmes dans ton téléphone, tout de suite.
- Une proposition maximum par phase : ton vœu le mieux classé atteignable à cet instant. Ensuite, tu ne peux qu'obtenir mieux — jamais moins bien.
- « Oui définitif » si tu es certain d'intégrer : tu clos ta procédure et tu libères des places pour les autres.
- « Oui mais » dans tous les cas de doute : tu sécurises sans rien abandonner, sans aucune pénalité. C'est la bonne réponse pour l'immense majorité des candidats.
- « Non mais » uniquement si tu préférerais une 5/2 à l'école proposée : tu la rends définitivement, sans filet. Dans le doute, ce n'est jamais « non mais ».
- Ne jamais laisser une proposition sans réponse : l'absence de réponse dans les délais vaut démission automatique de toute la procédure.
- Entre les phases, les listes remontent au fil des désistements : pas de proposition le 28 juillet ne veut pas dire pas d'école le 4 septembre.
Ces deux semaines décident de tes trois prochaines années — mais elles se jouent avec une procédure dont les règles, une fois comprises, sont entièrement de ton côté. Et si tu veux les traverser accompagné, les mentors Majorant — qui ont tous cliqué sur ces mêmes boutons il y a quelques années — sont là pour t'aider à répondre juste, phase après phase.