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Devenir vétérinaire : toutes les études après le bac (prépa BCPST, post-bac, passerelles)
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Devenir vétérinaire : toutes les études après le bac (prépa BCPST, post-bac, passerelles)

LLéa M.ENS Ulm13 août 202613 min de lecture

Devenir vétérinaire ne passe plus par un seul chemin. Ce guide « top de tunnel » fait le tour honnête de toutes les voies après le bac : la prépa BCPST et le concours A-ENV, l'accès direct aux écoles vétérinaires après le bac, et les passerelles par l'université ou le BTSA. Par Léa M., diplômée de l'ENS Ulm et agrégée.

Devenir vétérinaire fait rêver des milliers de lycéens chaque année, mais peu savent qu'il existe aujourd'hui plusieurs chemins pour y parvenir — et pas un seul. Comprendre les études pour devenir vétérinaire avant même de choisir ses vœux sur Parcoursup, c'est se donner une longueur d'avance décisive : la voie royale de la prépa BCPST, l'accès direct aux écoles après le bac, les passerelles par l'université ou le BTSA, chacune a sa logique, ses places et ses profils. Chez Majorant, nos mentors passés par l'ENS, AgroParisTech et les écoles vétérinaires accompagnent chaque année des élèves qui visent ce métier ; en tant qu'ancienne élève de l'ENS Ulm et agrégée, je te propose ici le panorama complet et honnête de toutes les voies, pour que tu choisisses la tienne en connaissance de cause.

Le métier de vétérinaire, avant de parler d'études

Avant de te lancer dans une prépa ou de cocher une case sur Parcoursup, il faut savoir vers quoi tu vas. Le vétérinaire est un médecin — un médecin des animaux, mais dont le champ est bien plus large que le cabinet de ville qu'on imagine spontanément.

Le titre de docteur vétérinaire ouvre en réalité sur une mosaïque de métiers : la clinique des animaux de compagnie (chiens, chats, NAC), la médecine équine, la médecine rurale au service des élevages, la santé publique vétérinaire (sécurité sanitaire des aliments, épidémiologie, services de l'État), la recherche, l'industrie pharmaceutique et de la santé animale, sans oublier tout le champ de la « santé unique » (One Health) qui relie santé animale, humaine et environnementale.

C'est un métier de sciences et de soin, mais aussi — et beaucoup l'oublient — un métier de contact humain. On soigne un animal, mais on parle à un propriétaire inquiet, à un éleveur, à une équipe. La dimension médicale s'accompagne d'une charge émotionnelle réelle (l'euthanasie, l'urgence, l'annonce d'une maladie). Mesurer cela dès le lycée, idéalement par un ou deux stages en clinique ou en exploitation, vaut mieux que toutes les brochures : c'est ce qui distinguera plus tard une motivation informée d'un simple attrait pour les animaux.

Il faut aussi avoir en tête que le cursus est long : quel que soit ton point d'entrée, il faut compter de l'ordre de six à sept ans d'études après le bac pour décrocher le diplôme d'État de docteur vétérinaire. Ce n'est pas un sprint, c'est un engagement.

Les quatre écoles nationales vétérinaires : le passage obligé

Quelle que soit la voie que tu emprunteras, tu convergeras vers le même point d'arrivée. En France, la formation vétérinaire publique est concentrée dans quatre écoles nationales vétérinaires (ENV) :

ÉcoleLocalisationParticularité
EnvA (Alfort)Maisons-Alfort, région parisienneLa plus ancienne, fort réseau hospitalier
VetAgro SupLyon (Marcy-l'Étoile)Campus agro et véto mutualisé
ENVTToulouseRéputée en médecine équine et rurale
OnirisNantesVéto et agroalimentaire, recherche

Ces quatre écoles délivrent toutes le même diplôme d'État de docteur vétérinaire, reconnu dans toute l'Union européenne. Le cursus y dure environ cinq à six ans : un tronc commun scientifique et clinique, puis une phase d'approfondissement (animaux de compagnie, équine, rurale, santé publique, recherche…) et une thèse d'exercice.

Il existe par ailleurs une école vétérinaire privée en France, ouverte plus récemment, mais les quatre ENV publiques restent la référence et concentrent l'essentiel des places. Ce qui change d'une voie à l'autre, ce n'est donc pas la destination : c'est le chemin pour y entrer, et la concurrence que tu y rencontres.

La voie royale : la prépa BCPST et le concours A-ENV

C'est historiquement la voie principale, celle qui fournit encore aujourd'hui le plus gros des effectifs des ENV. Elle passe par une classe préparatoire BCPST (Biologie, Chimie, Physique et Sciences de la Terre), la seule prépa scientifique centrée sur les sciences du vivant.

Comment ça marche concrètement

Tu intègres, après un bac général à dominante scientifique (spécialités mathématiques, physique-chimie et/ou SVT), une prépa BCPST en deux ans. À l'issue de la deuxième année, tu passes le concours A-ENV de la Banque Agro-Véto, qui classe spécifiquement pour les quatre écoles vétérinaires. Les épreuves sont scientifiques et complètes : biologie-géologie (le cœur de la filière), mais aussi mathématiques, physique-chimie, français et langue vivante, puis des oraux d'admission dont le fameux TIPE.

La sélectivité, en toute honnêteté

C'est le point à ne pas se cacher : la voie véto est l'une des plus sélectives de tout le paysage des prépas. À titre indicatif, on parle de l'ordre de 290 places réservées à la voie BCPST pour environ 1 700 candidats, soit un taux de réussite autour de 16 %. Autrement dit, l'A-ENV est aussi exigeant qu'une ENS. La raison est simple : beaucoup de vocations, peu de places.

Cela ne doit pas te décourager — des centaines d'élèves y parviennent chaque année, et le nombre de places a plutôt augmenté récemment, porté par un plan national visant à former davantage de vétérinaires face à la pénurie en milieu rural. Mais cela impose une préparation rigoureuse et, surtout, la lucidité de ne pas miser uniquement sur la biologie. Les candidats qui intègrent sont presque toujours des scientifiques complets : un excellent niveau en bio ne compense jamais un « trou » en maths ou en physique-chimie.

Info

La sélectivité du concours véto se prépare dès la première année, pas à la veille des écrits. Si la BCPST est ton projet, notre guide dédié détaille les quatre ENV, les épreuves écrites et orales et la stratégie de préparation sur deux ans : intégrer une école vétérinaire depuis la prépa BCPST.

Le grand avantage caché de la BCPST

Choisir la BCPST « pour le véto » n'est jamais un pari perdant, même si l'A-ENV ne se concrétise pas. Car la même prépa prépare simultanément aux concours d'agronomie (AgroParisTech et le réseau agro, la voie la plus large), aux géosciences (concours G2E), aux ENS et à une partie de l'ingénierie. Beaucoup d'élèves entrés avec le seul projet vétérinaire découvrent en chemin l'agronomie ou la recherche, et construisent un beau parcours sans jamais avoir « perdu » leur prépa. C'est un filet de sécurité précieux, que la voie post-bac n'offre pas de la même manière.

La voie post-bac : entrer en école vétérinaire directement après le bac

C'est la nouveauté qui a rebattu les cartes. Depuis 2021, il existe une voie d'accès post-bac au métier de vétérinaire, via Parcoursup, permettant d'intégrer directement une ENV après le baccalauréat, sans passer par la prépa.

Le principe

Tu candidates dès la terminale sur Parcoursup à cette voie post-bac. La sélection se fait en deux temps : un examen du dossier scolaire (avec un poids important accordé aux spécialités scientifiques, en particulier SVT, physique-chimie et mathématiques), puis, pour les candidats retenus, une phase d'entretiens et d'épreuves destinée à évaluer la motivation, la maturité et l'aptitude au métier. Les places ouvertes par cette voie sont, à titre indicatif, de l'ordre de quelques centaines réparties sur les quatre écoles — un volume qui a vocation à monter en puissance mais qui reste, pour l'instant, plus restreint que la voie BCPST.

Une fois admis, tu suis une première année de mise à niveau intégrée à l'école (souvent appelée année préparatoire ou propédeutique), avant de rejoindre le tronc commun. Autrement dit, l'école prend en charge la remise à niveau scientifique que la prépa assurait auparavant.

À qui elle s'adresse vraiment

Cette voie n'est pas « la version facile » du véto — la sélection sur dossier est rude. Elle s'adresse surtout à des profils qui savent très tôt qu'ils veulent devenir vétérinaires et qui présentent un excellent dossier de lycée, régulier et solide dès la première. Si tu es de ceux-là, c'est une carte à jouer.

Mais elle a un revers qu'il faut regarder en face : contrairement à la BCPST, elle n'ouvre aucune porte de secours. Si tu n'es pas admis, tu n'as pas construit de socle réutilisable vers l'agronomie ou une école d'ingénieur. C'est pourquoi le meilleur conseil, si tu hésites encore, est de ne pas jouer une seule carte : un bon dossier de terminale te garde ouvertes à la fois la voie post-bac et la voie BCPST.

La voie « bachelor » et les formations mixtes

Certaines écoles proposent aussi, autour de ce socle post-bac, des formats de type bachelor ou des parcours mixtes combinant années à l'école et modules universitaires. Le paysage bouge encore et ces dispositifs évoluent d'une année à l'autre : la règle d'or est de toujours vérifier, sur le site officiel de chaque ENV et sur Parcoursup, les modalités exactes de l'année en cours plutôt que de te fier à une brochure ancienne ou à un forum.

Les passerelles : université, BTSA, BUT

Il existe enfin des voies « latérales », plus discrètes mais bien réelles, pour rejoindre une école vétérinaire sans passer par la prépa ni par l'accès post-bac direct. On les regroupe sous le terme de passerelles.

La passerelle universitaire (voie B)

C'est la plus connue. Après une deuxième ou troisième année de licence universitaire à dominante sciences de la vie (biologie, sciences de la Terre…), tu peux te présenter à un concours d'admission spécifique aux ENV, souvent appelé concours B. Le nombre de places y est nettement plus restreint que sur la voie BCPST, ce qui en fait une voie exigeante, mais elle offre une vraie seconde chance à des étudiants qui se sont révélés à l'université ou qui ont mûri leur projet après le bac.

La passerelle par BTS et BUT (voie C)

Une voie complémentaire, souvent appelée concours C, s'adresse aux titulaires de certains BTSA (Brevet de technicien supérieur agricole) ou BUT (Bachelor universitaire de technologie) dans des domaines proches du vivant. Le volume de places y est faible, mais cette passerelle valorise des parcours plus professionnels et technologiques, et permet à des profils très différents de rejoindre le cursus véto.

Ce qu'il faut retenir des passerelles

Ces voies partagent trois caractéristiques : elles concernent peu de places, elles restent très sélectives, et leurs modalités évoluent régulièrement. Elles ne sont donc pas une stratégie de premier choix pour un lycéen, mais elles sont précieuses à connaître — parce qu'elles prouvent qu'un « non » à 18 ans n'est jamais définitif, et parce qu'elles offrent des rebonds à ceux dont le projet se précise plus tard.

Info

Beaucoup d'élèves sous-estiment à quel point les sciences « dures » départagent les candidats véto, quelle que soit la voie. Pour comprendre la mécanique des banques d'épreuves et le poids réel de chaque coefficient, notre article Concours Agro-Véto et BCPST : stratégie complète détaille tout, banque par banque.

Comment choisir sa voie ? Un cadre de décision honnête

Face à ce panorama, la question n'est pas « quelle est la meilleure voie » dans l'absolu, mais « quelle est la meilleure voie pour toi ». Voici les critères qui comptent vraiment.

Ta certitude sur le projet

Si tu es absolument sûr, dès la première ou la terminale, de vouloir devenir vétérinaire et rien d'autre, et que ton dossier est excellent, la voie post-bac mérite d'être tentée : elle t'évite deux années de prépa très denses. Si, en revanche, tu aimes les sciences du vivant mais n'exclus pas de bifurquer vers l'agronomie, la recherche ou l'ingénierie, la BCPST est plus sage : elle garde toutes les portes ouvertes.

Ton rapport à l'effort et à la pression

La BCPST est une prépa intense, avec un rythme soutenu de devoirs surveillés et de khôlles. Elle forge une méthode et une endurance de travail précieuses, mais elle demande une résistance psychologique réelle sur deux ans. La voie post-bac déplace la pression : elle se joue surtout sur le dossier de lycée et sur les entretiens de sélection, puis dans l'année de mise à niveau intégrée. À toi de savoir dans quel type d'effort tu es le plus performant.

Ta sécurité et ton plan B

C'est le critère le plus rationnel. Combien de portes chaque voie laisse-t-elle ouvertes si le véto ne se concrétise pas ? La BCPST en laisse beaucoup (agro, géosciences, ENS, ingénierie). La voie post-bac, très ciblée, en laisse peu. Les passerelles supposent d'abord de réussir un autre cursus (licence, BTSA, BUT). Un choix mûr intègre toujours cette question du plan B, sans pessimisme, mais avec lucidité.

Le profil qui réussit, quelle que soit la voie

Au-delà des chemins, certaines constantes reviennent chez les élèves qui intègrent : un scientifique complet qui ne fuit ni les maths ni la physique-chimie ; de la régularité plus que des pics de motivation ; une hygiène de travail solide (sommeil, gestion du stress, révision active plutôt que relecture passive) ; et une motivation informée pour le métier, nourrie de stages. Ces qualités-là comptent autant que le point d'entrée choisi.

Après l'école : le cursus, les spécialités, l'installation

Une fois dans une ENV, le parcours ne fait que commencer. Le cursus mène au diplôme d'État de docteur vétérinaire, obtenu vers 25-26 ans en général. Mais l'école n'est pas une fin : c'est un point de départ vers une spécialisation.

Après le tronc commun, tu peux t'orienter vers un internat puis une résidence pour te spécialiser (chirurgie, imagerie médicale, médecine interne, animaux exotiques, ophtalmologie…), viser la santé publique vétérinaire (avec des concours de la fonction publique), rejoindre la recherche via un master puis un doctorat, ou entrer dans l'industrie pharmaceutique et de la santé animale.

Côté exercice, la plupart des vétérinaires travaillent en clientèle. On distingue schématiquement la médecine des animaux de compagnie (la plus répandue en ville), la médecine équine, la médecine rurale (au service des élevages, en tension dans de nombreux territoires), et les NAC (nouveaux animaux de compagnie). L'installation en libéral, en clinique individuelle ou en structure associée, se fait souvent après quelques années d'expérience comme salarié.

Sur les rémunérations, restons prudents : elles dépendent fortement du mode d'exercice, de la région et de l'ancienneté. En ordre de grandeur, un vétérinaire salarié débute plus modestement qu'un ingénieur, mais l'installation en libéral et la constitution d'une patientèle changent nettement la donne au fil de la carrière. L'essentiel à retenir n'est pas un chiffre : c'est que le métier recrute, y compris dans des zones où il manque cruellement de praticiens.

Devenir vétérinaire : la question qu'on pose souvent aux parents

Un mot pour les parents qui lisent par-dessus l'épaule de leur enfant, car vous jouez un rôle réel dans ce choix. Vous vous demandez souvent : cette voie est-elle sûre, coûteuse, raisonnable ?

Rassurez-vous sur un point : les prépas BCPST comme les écoles nationales vétérinaires sont des formations publiques, sans frais de scolarité comparables à ceux du privé, et les élèves boursiers conservent leur bourse. Le principal investissement est celui du temps et de l'énergie, pas de l'argent.

Sur le fond, votre rôle n'est pas de choisir la voie à la place de votre enfant, mais de l'aider à la choisir avec lucidité : encourager un ou deux stages pour confronter le rêve à la réalité du métier, veiller à ce qu'il ne joue pas une seule carte sur Parcoursup, et soutenir la régularité plutôt que d'exiger l'exploit. Un projet véto se construit sur plusieurs années ; votre stabilité et votre confiance comptent autant que les résultats d'un devoir surveillé.

Les questions fréquentes sur les études vétérinaires

Peut-on devenir vétérinaire sans passer par la prépa ? Oui. Depuis 2021, la voie post-bac via Parcoursup permet d'intégrer directement une ENV après le bac, avec une année de mise à niveau intégrée. Des passerelles existent aussi via l'université, le BTSA ou le BUT. La BCPST reste toutefois la voie majoritaire et la plus reconnue.

Combien d'années d'études faut-il ? De l'ordre de six à sept ans après le bac pour le diplôme d'État de docteur vétérinaire, quelle que soit la voie d'entrée (la prépa et l'année de mise à niveau post-bac aboutissant à des durées comparables). Comptez davantage si vous visez une spécialisation via un internat.

Faut-il être excellent en biologie ? Un très bon niveau en SVT est nécessaire mais pas suffisant. Toutes les voies valorisent un profil scientifique complet : les mathématiques et la physique-chimie départagent souvent les candidats, aussi bien au concours qu'à l'examen du dossier post-bac.

Combien y a-t-il d'écoles vétérinaires en France ? Quatre écoles nationales vétérinaires publiques : Alfort (EnvA), VetAgro Sup (Lyon), ENVT (Toulouse) et Oniris (Nantes). Une école privée existe également, mais les ENV publiques restent la référence.

La voie post-bac est-elle plus facile que la prépa ? Non, elle est simplement différente : la sélection sur dossier de lycée y est très exigeante, et le nombre de places reste, à titre indicatif, plus restreint que sur la voie BCPST. Elle convient surtout aux élèves déjà certains de leur projet et au dossier solide.

En résumé

Il n'existe plus une seule route pour devenir vétérinaire, mais un vrai carrefour de voies après le bac. La prépa BCPST puis le concours A-ENV reste la voie royale — la plus large, la plus reconnue, et celle qui garde le plus de portes ouvertes si le véto ne se concrétise pas — au prix d'une sélectivité forte (de l'ordre de 290 places pour environ 1 700 candidats, soit autour de 16 %). La voie post-bac, ouverte depuis 2021 via Parcoursup, permet d'entrer directement en école avec une année de mise à niveau intégrée : idéale pour les profils déjà certains et au dossier excellent, mais sans plan B. Les passerelles par l'université, le BTSA ou le BUT offrent enfin de précieuses secondes chances, à petit volume. Toutes convergent vers les quatre mêmes écoles nationales vétérinaires et un métier riche, exigeant et utile, qui recrute.

Tu hésites encore entre ces voies, ou tu veux maximiser tes chances au concours véto ? Nos mentors — passés par l'ENS, AgroParisTech et les écoles vétérinaires — t'aident à bâtir une stratégie claire, de la terminale au concours. Explore l'ensemble de nos guides dans la rubrique nos conseils, et découvre notre accompagnement des filières scientifiques sur la page dédiée aux classes préparatoires. Transformer une vocation en admission, c'est exactement notre métier.

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Léa M.

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