🚨 Bac 2026 · Stage intensif 25-29 maiRéserver ma place →
📘 Fiche de cours · 1re année📐 MPSI Physique

Thermodynamique : second principe

Entropie, entropie échangée et créée, bilan entropique de l'univers, interprétation microscopique de Boltzmann, entropie du gaz parfait, changement d'état et mélange : la fiche MPSI complète sur le second principe avec 4 démos à savoir refaire.

Fiche rédigée par les mentors Majorant — alumni Polytechnique, CentraleSupélec et Mines Paris.

5 définitions7 théorèmes4 démos à savoirMis à jour le 2026-05-18

Vue d'ensemble

Le second principe est le chapitre qui transforme la thermo de MPSI en vraie physique : le premier principe disait que l'énergie se conserve, mais il ne disait rien sur le sens dans lequel les transformations se font. Le second principe, lui, postule l'existence d'une fonction d'état — l'entropie — dont la variation pour l'univers ne peut qu'augmenter. C'est lui qui explique pourquoi un glaçon fond dans le café (et pas l'inverse), pourquoi les machines thermiques ne sont pas réversibles, et pourquoi l'irréversibilité a une signature chiffrable. Cette fiche regroupe les 6 définitions clés, les 5 théorèmes / bilans incontournables et les 3 démonstrations à savoir refaire (entropie d'une isotherme réversible GP, entropie d'un changement d'état, additivité du mélange).

Au programme MPSI (officiel) — Second principe de la thermodynamique : énoncé, entropie fonction d'état extensive, entropie échangée et entropie créée (= 0 ssi transformation réversible) ; interprétation microscopique (Boltzmann) ; bilan entropique ; entropie du gaz parfait ; entropie d'un changement d'état à constante ; entropie de mélange.

Prérequis

  • Premier principe : , (transformation isobare)
  • Gaz parfait : équation d'état , , , relation de Mayer
  • Transformations réversibles, isothermes, isochores, isobares, adiabatiques
  • Notion de fonction d'état (variation indépendante du chemin suivi)
  • Notion de moyenne et de probabilité (pour l'interprétation microscopique)
🎯 Accompagnement Majorant

Tu sens que l'entropie t'échappe ? C'est le concept qui marque la bascule entre la thermo « calcul » et la thermo « concept » — et c'est aussi celui que les concours adorent piéger. Nos mentors alumni X · Centrale · Mines te font manipuler entropies échangée et créée sur les vraies questions de DS, jusqu'à ce que les bilans deviennent automatiques.

Trouver un mentor MPSI →

1. Énoncé du second principe

Définition 1.1 — Entropie

Il existe, pour tout système thermodynamique fermé à l'équilibre, une fonction d'état appelée entropie, notée , extensive, exprimée en J·K⁻¹ (joule par kelvin). Comme toute fonction d'état, sa variation entre deux états d'équilibre ne dépend que de ces états et pas du chemin suivi pour aller de l'un à l'autre.

Théorème 1.2 — Second principe (énoncé MPSI)

Pour toute transformation entre deux états d'équilibre d'un système fermé, la variation d'entropie peut se décomposer en :

est la température de la source (extérieur) à la frontière, et le transfert thermique élémentaire reçu par le système. L'inégalité est stricte pour toute transformation irréversible et nulle uniquement pour une transformation réversible.

Définition 1.3 — Entropie échangée et entropie créée
  • L'entropie échangée (aussi notée ) mesure le flux d'entropie traversant la frontière du système via les échanges thermiques : . Son signe est celui de — elle peut être positive, négative ou nulle.
  • L'entropie créée (aussi notée ) mesure l'irréversibilité interne du processus. Elle est toujours positive ou nulle, jamais négative.
Définition 1.4 — Transformation réversible / irréversible
  • Une transformation est réversible si elle peut être inversée en repassant par tous les états d'équilibre intermédiaires, sans aucune trace dans l'univers (système + extérieur). C'est une idéalisation : il faut un équilibre mécanique et thermique permanent avec l'extérieur (transformation infiniment lente, quasi-statique, sans frottement).
  • Une transformation est irréversible si elle ne l'est pas. Toute transformation réelle est irréversible — la réversibilité est un cas-limite que l'on approche, sans jamais l'atteindre exactement.
Définition 1.5 — Thermostat (source de chaleur)

Un thermostat (ou source de chaleur) est un système extérieur de capacité thermique infinie à la température : il échange de la chaleur avec le système sans que sa température varie. C'est l'idéalisation d'un grand réservoir (atmosphère, océan, gros bain-marie). Sa variation d'entropie pour un échange de chaleur reçue par le thermostat (donc cédée par ) est simplement , où sort de l'intégrale puisqu'elle est constante.

Proposition 1.6 — Cas réversible

Pour une transformation réversible, (équilibre thermique permanent avec l'extérieur) et . On a alors :

C'est la méthode reine pour calculer : on remplace la transformation réelle (souvent irréversible) par une transformation réversible fictive entre les mêmes états initial et final — la variation d'entropie est la même puisque est une fonction d'état.

⚠ Piège #1 du chapitre — n'a pas le même sens que . Ne confonds jamais (variation totale d'entropie du système, qui peut être négative : par exemple si le système est refroidi par l'extérieur) et (toujours ). L'inégalité du second principe porte uniquement sur . C'est l'erreur n°1 en colle : « comme du système est négatif, le second principe est violé » — non, il faut faire le bilan sur l'univers, c.-à-d. système + extérieur.
📝 Convention de signes. Comme pour le premier principe, toutes les grandeurs énergétiques sont comptées algébriquement du point de vue du système : si la chaleur est reçue par le système, si elle est cédée. Idem pour l'entropie échangée : hérite directement du signe de .

2. Interprétation microscopique (Boltzmann)

Définition 2.1 — Micro-états et macro-état

Un système macroscopique à l'équilibre est caractérisé par quelques variables d'état — c'est son macro-état. À ce macro-état correspond un très grand nombre de micro-états (configurations microscopiques de positions et vitesses des particules) compatibles avec les contraintes macroscopiques. On note ce nombre, appelé nombre de complexions ou poids statistique du macro-état.

Théorème 2.2 — Formule de Boltzmann

L'entropie d'un système dans un macro-état donné est reliée au nombre de micro-états par la formule de Boltzmann :

J·K⁻¹ est la constante de Boltzmann. Cette formule est gravée sur la tombe de Boltzmann à Vienne : elle relie le microscopique (combinatoire des configurations) au macroscopique (la grandeur thermodynamique ).

📝 Entropie = mesure du désordre. Plus est grand (donc plus il y a de façons de réaliser le macro-état au niveau microscopique), plus est grande. C'est cette intuition que l'on traduit par « l'entropie mesure le désordre » :
  • État ordonné (cristal parfait à 0 K) → (3e principe de Nernst).
  • État désordonné (gaz à haute température) → gigantesque → grande.
Le « désordre » n'est pas un terme rigoureux — la vraie définition reste combinatoire — mais c'est une image juste pour la majorité des situations physiques rencontrées en MPSI.
💡 Exemple — Détente de Joule-Gay-Lussac. Un gaz parfait occupant un volume est mis en communication avec un volume vide identique, de sorte que le volume final accessible est . Le nombre de configurations microscopiques pour particules est multiplié par (chaque particule a deux fois plus de places possibles), donc : On retrouve, par la formule de Boltzmann, le résultat macroscopique — magnifique pont entre les deux échelles.
Proposition 2.3 — Évolution spontanée et entropie

Pour un système isolé, l'évolution spontanée se fait toujours vers le macro-état le plus probable, c.-à-d. celui qui possède le plus grand nombre de micro-états compatibles : c'est pour cela que pour un système isolé. L'irréversibilité macroscopique est une conséquence statistique : revenir à l'état initial demanderait un retour à un astronomiquement plus petit — possible en théorie, mais inimaginable en pratique (probabilités du type ).

3. Bilan entropique et irréversibilité

3.1 — Bilan entropique de l'univers

Théorème 3.1 — Bilan entropique de l'univers

Pour toute transformation, on découpe l'univers en système et milieu extérieur, et on écrit le bilan :

Conséquences essentielles :

  • ⇔ transformation réversible.
  • ⇔ transformation irréversible.
  • est impossible pour une transformation physiquement réalisable.
📐 Méthode-type — Calcul d'un bilan entropique en 4 étapes.
  1. Identifier les états initial et final du système (variables et à l'équilibre).
  2. Calculer en imaginant une transformation réversible fictive reliant les deux états (puisque est une fonction d'état, peu importe le chemin) : utiliser .
  3. Calculer en considérant l'extérieur comme un thermostat de température constante : est la chaleur réellement reçue par le système (signe opposé pour l'extérieur).
  4. Conclure : . Vérifier que (sinon erreur de signe quelque part) et identifier la source d'irréversibilité (gradient de T, gradient de P, frottement, mélange…).
⚠ Piège #2 — Ne PAS utiliser la température du système dans sauf si la transformation est réversible. La formule générale est , avec la température de la source extérieure (souvent un thermostat à constante). Si tu écris pour une transformation irréversible, tu obtiens , pas — et le bilan part en vrille.

3.2 — Sources classiques d'irréversibilité

📝 Trois grandes causes d'irréversibilité.
  1. Inhomogénéité thermique : contact entre deux corps à températures différentes. L'entropie créée s'écrit (cas d'un transfert élémentaire entre et ) : .
  2. Inhomogénéité mécanique : détente brutale (pression du gaz pression extérieure), choc inélastique, frottement solide ou visqueux.
  3. Inhomogénéité chimique : mélange de gaz initialement séparés, réaction chimique irréversible.
Mémorise ce trio — toute irréversibilité au programme MPSI rentre dans une de ces cases.
💡 Exemple — Glaçon dans un verre d'eau tiède. Le glaçon ( K) reçoit de la chaleur du verre d'eau ( K). En faisant le bilan supposé quasi-statique : , , donc . L'irréversibilité provient de la différence de température à l'interface : elle disparaît dans la limite , où le transfert devient réversible.
🧑‍🏫 Décortique les bilans avec un mentor

Les bilans d'entropie sont LA question piège des concours. Identifier l'origine de l'irréversibilité, choisir le bon chemin réversible fictif, signer correctement chaque contribution : 1 séance ciblée avec un mentor Majorant et tu deviens autonome sur tout DS qui tombera là-dessus.

Réserver une séance ciblée →

4. Entropie d'un gaz parfait

Théorème 4.1 — Variation d'entropie d'un GP (formules à connaître) ★ À savoir démontrer

Pour moles de gaz parfait passant d'un état à un état , la variation d'entropie s'écrit, au choix selon les variables connues :

et sont les capacités thermiques molaires à et constants, vérifiant la relation de Mayer .

Démonstration (formule en )

On imagine une transformation réversible entre les états initial et final, possible puisque est une fonction d'état. Pour une transformation réversible élémentaire d'un GP, le premier principe et la définition de donnent :

En utilisant (équation d'état) :

En intégrant entre l'état initial et l'état final (les coefficients et sont constants si est supposé indépendant de — hypothèse standard MPSI) :

Les deux autres formes se déduisent par l'équation d'état et Mayer.

Théorème 4.2 — Entropie d'une isotherme réversible GP ★ À savoir démontrer

Pour une transformation isotherme réversible d'un gaz parfait à température , entre les volumes et :

Démonstration (intégration directe de )

Pour un gaz parfait à constante, l'énergie interne ne dépend que de (première loi de Joule), donc . Le premier principe pour une transformation réversible donne :

Par conséquent :

et en intégrant entre et ( constante, constant) :

Remarques essentielles :

  • Si (détente), : l'entropie augmente.
  • Si (compression), : l'entropie du système diminue, compensée par l'entropie échangée avec le thermostat (puisqu'on a supposé réversible, , donc ).
  • Cette formule reste valable même pour une transformation isotherme irréversible (par exemple détente de Joule-Gay-Lussac) : c'est , qui ne dépend que de l'état initial et final.
Proposition 4.3 — Cas usuels pour un GP
  • Isochore ( constant) : .
  • Isobare ( constant) : .
  • Isotherme ( constant) : .
  • Adiabatique réversible (isentropique) : — c'est la définition même d'une transformation isentropique ; on retrouve la loi de Laplace .
💡 Exemple — Détente de Joule-Gay-Lussac (irréversible) versus détente isotherme réversible. Soit moles de GP qui passent de à :
  • Détente isotherme réversible avec thermostat à : , , donc .
  • Détente de Joule-Gay-Lussac (système isolé, vide initial) : (même valeur, même état initial / final !), mais (système isolé, pas d'échange), donc .
Conclusion : est identique dans les deux cas (fonction d'état), mais distingue le réversible (= 0) de l'irréversible (> 0). C'est exactement cette comparaison qu'il faut maîtriser pour les concours.
⚠ Piège #3 — d'une adiabatique IRRÉVERSIBLE n'est PAS nul. Seule l'adiabatique réversible est isentropique (). Une adiabatique irréversible (compression brutale, détente de Joule…) vérifie donc , mais , donc . « Adiabatique » « isentropique » : la nuance tombe à chaque concours.

5. Entropie d'un changement d'état

Théorème 5.1 — Entropie d'un changement d'état à T constante ★ À savoir démontrer

Pour un corps pur subissant un changement d'état à pression et température constantes (fusion, vaporisation, sublimation…), la variation d'entropie associée à la transformation d'une masse est :

est l'enthalpie massique (ou chaleur latente massique) du changement d'état considéré (en J·kg⁻¹), au sens du sens de transition choisi (par exemple pour la fusion solide → liquide).

Démonstration (intégration à constante)

Un changement d'état d'un corps pur sous pression imposée se fait à constante (palier de transition). On peut considérer la transformation comme réversible si . Par le premier principe à constante, la chaleur reçue est :

est l'enthalpie massique de transition. Pour la variation d'entropie, on intègre . À constante, sort de l'intégrale :

Conclusion : la formule est directement issue de la définition appliquée à un transfert isotherme, ce que rend possible la nature de palier d'un changement d'état de corps pur. Signe : si la transition va vers l'état le plus désordonné (solide → liquide → gaz), sinon.

💡 Exemple — Fusion de la glace. Pour 1 kg de glace passant à eau liquide à K, avec J·kg⁻¹ : L'entropie croît bien lors de la fusion, conformément à l'image microscopique « solide ordonné → liquide désordonné ».
📝 Lien avec les enthalpies de transition. Les tables physiques donnent les enthalpies de transition (fusion, vaporisation, sublimation) en J·kg⁻¹ (ou J·mol⁻¹). À chaque transition correspond directement une entropie : pour l'eau, J·K⁻¹·mol⁻¹ et J·K⁻¹·mol⁻¹ à pression atmosphérique. C'est cohérent avec l'intuition : vaporiser augmente bien plus l'entropie que fondre.

6. Entropie de mélange (additivité)

Théorème 6.1 — Additivité de l'entropie pour gaz indépendants ★ À savoir démontrer

L'entropie est une grandeur extensive et additive : pour deux sous-systèmes et thermodynamiquement indépendants (gaz parfaits non en interaction), l'entropie totale est la somme :

Lorsque l'on mélange deux gaz parfaits initialement séparés, occupant chacun un volume , à même et même , pour atteindre un volume final , chaque gaz voit son volume accessible augmenter, et la variation d'entropie totale (entropie de mélange) est :

Démonstration (additivité + détente isotherme indépendante)

Soit deux gaz parfaits 1 et 2, initialement séparés par une cloison, dans un récipient à température commune. Le gaz 1 occupe avec moles, le gaz 2 occupe avec moles, à la même pression (donc ). On retire la cloison : chaque gaz a maintenant tout le volume accessible (les molécules sont supposées sans interaction puisque GP).

Étape 1 — additivité. Comme les deux gaz n'interagissent pas, l'entropie totale est la somme des deux entropies individuelles : .

Étape 2 — détente isotherme de chaque gaz. Du point de vue du gaz , il passe d'un volume à un volume , à température constante. En appliquant la formule de l'isotherme GP (théorème 4.2) :

Étape 3 — somme. En sommant les deux contributions :

Signe. Comme et , chaque logarithme est strictement positif, donc . Le mélange est spontané et irréversible — il faudrait un travail pour le défaire (paradoxe de Gibbs : on a supposé ici que les deux gaz sont distinguables ; si les deux gaz sont identiques, il n'y a pas réellement de mélange et , c'est le paradoxe de Gibbs, hors programme).

⚠ Piège #4 — Le paradoxe de Gibbs. La formule du mélange suppose que les deux gaz sont physiquement distinguables (par exemple azote et oxygène). Si les deux sous-systèmes contiennent le même gaz à mêmes , , retirer la cloison ne crée aucune entropie : . C'est contre-intuitif car la formule donnerait une valeur strictement positive : la résolution rigoureuse passe par la mécanique statistique quantique (indiscernabilité), hors programme MPSI. Mémorise simplement : même gaz, pas de mélange, pas d'entropie créée.

7. Erreurs classiques en copie (vues par les correcteurs)

Ces erreurs sont relevées chaque année dans les rapports de jury (CCINP, Mines-Ponts, Centrale, X-ENS) sur les sujets contenant un bilan entropique. Elles coûtent typiquement 0,5 à 2 points par occurrence.

⚠ Erreur 1 — Confondre et . toujours ; peut être négatif (si le système cède de la chaleur). Le second principe ne dit RIEN sur le signe de seul. Pour conclure à l'irréversibilité, on regarde ou , jamais seul.
⚠ Erreur 2 — Utiliser la température du système au lieu de celle de l'extérieur. Dans , est la température du thermostat extérieur, pas celle du système (qui peut varier au cours du temps en transformation irréversible). Pour calculer , on utilise , constante, qui sort de l'intégrale.
⚠ Erreur 3 — Adiabatique = isentropique. FAUX en général. Adiabatique signifie , donc , donc . L'adiabatique n'est isentropique () que si elle est aussi réversible. Une adiabatique irréversible (compression brutale, frottement) a .
⚠ Erreur 4 — Oublier que est une fonction d'état. Quand la transformation réelle est irréversible (donc inaccessible à un calcul direct de ), on doit imaginer un chemin réversible fictif entre les mêmes états pour calculer . Les élèves qui essaient de calculer pour la transformation irréversible obtiennent , pas , et confondent les deux.
⚠ Erreur 5 — Ne pas vérifier le signe de . À la fin d'un bilan entropique, regarde toujours si . Si tu trouves une valeur négative, il y a soit une erreur de signe sur , soit une erreur sur , soit un oubli d'un terme. Le second principe est ton contrôle physique de fin de calcul.

8. Pour aller plus loin

Le second principe et l'entropie sont la colonne vertébrale de toute la thermo de spé et de la chimie. Les chapitres qui s'appuient directement dessus :

  • Machines thermiques (cycles) — l'inégalité de Clausius découle du second principe et donne le théorème de Carnot : .
  • Thermodynamique de spé — fonctions d'état (énergie libre) et (enthalpie libre), conditions d'évolution monotherme isobare, identités thermodynamiques .
  • Diffusion thermique — le gradient de température crée de l'entropie par unité de temps et de volume : version locale du second principe.
  • Chimie de spé — les équilibres chimiques sont régis par : , où l'entropie de réaction joue un rôle central.

Récap final — Ce qu'il faut absolument retenir

À la veille d'une khôlle ou d'un DS de thermo, parcours cette checklist : tu dois pouvoir répondre « oui, sans hésiter » à chaque question.

  • Sais-tu énoncer le second principe sous la forme avec ?
  • Sais-tu donner la définition précise de et insister sur le fait que est la température de la source ?
  • Sais-tu énoncer la formule de Boltzmann et expliquer le lien avec le désordre ?
  • Sais-tu écrire le bilan entropique de l'univers et interpréter les trois cas (>, =, <) ?
  • Sais-tu démontrer pour une isotherme réversible GP ?
  • Connais-tu par cœur les trois formes équivalentes de pour un GP en variables , , ?
  • Sais-tu démontrer pour un changement d'état à constante ?
  • Sais-tu démontrer la formule de l'entropie de mélange de deux GP indépendants ?
  • Sais-tu distinguer adiabatique réversible (isentropique) et adiabatique irréversible () ?
  • Sais-tu réciter la méthode-type en 4 étapes pour calculer un bilan entropique complet ?
  • Connais-tu les 3 grandes sources d'irréversibilité (thermique, mécanique, chimique) et sais-tu les identifier sur un cas concret ?
  • Sais-tu vérifier en fin de calcul que comme contrôle physique ?

Démonstrations à savoir refaire

Fiches associées

📐 MPSI·Physique

Oscillateur harmonique

La fiche Majorant complète de l'oscillateur harmonique en MPSI : mise en équation par le PFD, conservation de l'énergie, régimes pseudopériodique/critique/apériodique, résonance en amplitude et analogies électromécaniques. 3 démonstrations à savoir refaire et tous les pièges classiques de copie.

📐 MPSI·Physique

Propagation d'un signal

Signal sinusoïdal, représentation complexe, onde progressive, équation de d'Alembert, OPPM, longueur d'onde λ=cT, double périodicité, ondes sonores et niveau sonore (dB), spectre de Fourier qualitatif, interférences constructive/destructive, ondes stationnaires, paquet d'ondes et diffraction — la fiche tout-en-un du chapitre ondes en MPSI.

📐 MPSI·Physique

Optique géométrique : principes et lois

La fiche Majorant pour maîtriser les fondations de l'optique en MPSI : rayon lumineux, indice de réfraction, principe de Fermat, lois de Snell-Descartes (réflexion et réfraction), angle limite et réflexion totale, dioptre plan, miroir plan, conditions de Gauss. 11 définitions, 6 théorèmes, 4 démos à savoir refaire.

📐 MPSI·Physique

Lentilles minces

Tout ce qu'il faut savoir sur les lentilles minces en MPSI : définition et types (convergente / divergente), distance focale et vergence, formules de conjugaison de Descartes et Newton, grandissement γ, construction d'images par les 3 rayons remarquables, association de lentilles avec la formule de Gullstrand, et grossissement d'une loupe. 3 démonstrations à savoir refaire + 5 erreurs de copie à éviter.

📐 MPSI·Physique

Optique géométrique : formation des images

Le chapitre charnière entre les lois de Snell et les lentilles : système centré, objet/image, stigmatisme rigoureux et approché, aplanétisme, approximation paraxiale (conditions de Gauss), foyers principal/secondaire, plan focal, vergence d'un système, grandissement transversal et axial. 13 définitions, 6 théorèmes, 3 démos à savoir.

📐 MPSI·Physique

L'œil et les instruments d'optique

Modèle de l'œil réduit, punctum proximum (25 cm) et remotum, accommodation, myopie/hypermétropie/presbytie et leurs corrections, loupe et grossissement commercial G = 25/f', microscope (objectif + oculaire), lunette astronomique afocale (G = f'1/f'2) et télescope. 15 définitions, 3 théorèmes, 3 démos à savoir refaire.

Tu veux aller plus loin sur ce chapitre ?

Nos mentors alumni de Polytechnique, CentraleSupélec et Mines Paris t'accompagnent en cours particuliers — démonstrations détaillées, exos type concours, oraux blancs.

Trouver un mentor →