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📘 Fiche de cours · 1re année📐 MPSI🧮 Mathématiques

Équations différentielles linéaires

Toute l'équa diff MPSI dans une fiche : ordre 1 (Cauchy, homogène, variation de la constante), ordre 2 à coefficients constants (équation caractéristique, 3 cas du discriminant Δ), principe de superposition, recherche de solution particulière pour second membre exponentiel-polynomial. 6 définitions, 7 théorèmes, 4 démonstrations à savoir refaire.

Fiche rédigée par les mentors Majorant — alumni Polytechnique, CentraleSupélec et Mines Paris.

6 définitions7 théorèmes4 démos à savoirMis à jour le 2026-05-18

Vue d'ensemble

Les équations différentielles linéaires sont le premier vrai pont entre l'analyse MPSI et la physique : circuits RLC, oscillateurs, désintégration radioactive, mécanique du point — toutes leurs équations vivent ici. Ce chapitre te donne deux outils centraux : la résolution de l'ordre 1 (équation homogène par séparation des variables, particulière par variation de la constante) et la résolution de l'ordre 2 à coefficients constants via l'équation caractéristique et son discriminant. Au programme : 9 théorèmes incontournables, 4 démonstrations à savoir refaire et la grande règle universelle SG(E) = SG(H) + SP(E).

Au programme MPSI (officiel) — Équation différentielle linéaire d'ordre 1 sur un intervalle, équation homogène, théorème de Cauchy linéaire, structure des solutions, principe de superposition, méthode de variation de la constante, méthode du facteur intégrant ; équation linéaire d'ordre 2 à coefficients constants , équation caractéristique, résolution selon le signe du discriminant, recherche d'une solution particulière pour second membre exponentiel-polynomial.

Prérequis

  • Dérivation des fonctions usuelles et règles (produit, quotient, composée)
  • Calcul de primitives (exponentielles, polynômes, fonctions rationnelles simples)
  • Manipulation de l'exponentielle : ,
  • Nombres complexes : forme , formules d'Euler
🎯 Accompagnement Majorant

Tu confonds encore équation homogène et équation complète, ou tu oublies la constante à chaque résolution ? C'est typique des deux premières semaines sur ce chapitre. Nos mentors alumni X · Centrale · Mines te font enchaîner les résolutions jusqu'à ce que le réflexe SG(H) + SP(E) soit automatique, sur tes propres énoncés de colle et DS.

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1. Définitions essentielles

Définition 1.1 — Équation différentielle linéaire d'ordre 1

On appelle équation différentielle linéaire d'ordre 1 toute équation de la forme

et sont des fonctions données, continues sur un intervalle , à valeurs réelles ou complexes. L'inconnue est une fonction dérivable.

Définition 1.2 — Équation homogène associée

L'équation homogène (ou sans second membre) associée à est

C'est l'équation que l'on obtient en remplaçant par . Elle joue un rôle central : toute solution de se déduit d'une seule solution particulière de et des solutions de .

Définition 1.3 — Équation différentielle linéaire d'ordre 2 à coefficients constants

On appelle équation différentielle linéaire d'ordre 2 à coefficients constants toute équation de la forme

avec sont des scalaires (constants !), et est une fonction continue sur un intervalle , à valeurs dans ou . L'équation homogène associée est .

Définition 1.4 — Équation caractéristique

L'équation caractéristique de est l'équation polynomiale du second degré

d'inconnue . Son discriminant est . C'est lui qui détermine la forme des solutions réelles : 3 cas selon le signe de .

Définition 1.5 — Problème de Cauchy

Un problème de Cauchy consiste à chercher la solution d'une équation différentielle qui vérifie une (ou plusieurs) condition(s) initiale(s) :

  • Pour l'ordre 1 : et , avec et donnés.
  • Pour l'ordre 2 : et , avec et donnés.
Définition 1.6 — Solution générale, solution particulière

On note SG(H) l'ensemble (ou la forme générique) des solutions de l'équation homogène , et SP(E) une solution particulière quelconque de . Le théorème de structure ci-dessous dit que la solution générale de est SG(E) = SG(H) + SP(E).

⚠ Piège #1 du chapitre — l'intervalle de résolution . Une équation comme n'est pas sous la forme normalisée tant qu'on n'a pas divisé par . Or diviser par impose de se placer sur un intervalle ne contenant pas : soit , soit . C'est l'erreur n°1 sanctionnée — toujours commencer une résolution en précisant l'intervalle sur lequel et sont continues.

2. Ordre 1 — Théorèmes fondamentaux et résolution

2.1 — Théorème de Cauchy linéaire (existence et unicité)

Théorème 2.1 — Cauchy linéaire pour l'ordre 1

Soit deux fonctions continues sur un intervalle . Pour tout et tout , le problème de Cauchy

admet une et une seule solution , définie sur l'intervalle tout entier.

📝 Conséquence géométrique. Par chaque point du domaine , il passe exactement une courbe intégrale de . Les courbes intégrales ne se croisent jamais — c'est ce qui permet de tracer leur portrait de phase sans ambiguïté.

2.2 — Théorème de structure des solutions

Théorème 2.2 — Structure SG(E) = SG(H) + SP(E) ★ À savoir démontrer

Soit une solution particulière de . Alors les solutions de sont exactement les fonctions de la forme

parcourt l'ensemble des solutions de l'équation homogène . Autrement dit : SG(E) = SG(H) + SP(E).

Démonstration (équivalence par linéarité)

On note . L'application est linéaire en : pour tous dérivables et , . C'est l'identité-clé.

Sens direct. Si est solution de , alors . Or aussi par hypothèse. Donc , ce qui signifie que est solution de . On en déduit avec .

Sens réciproque. Si est solution de (), alors , donc est bien solution de .

Conclusion : les solutions de sont exactement les avec . Cette démonstration s'étend mot pour mot à l'ordre 2 (et plus généralement à toute équation linéaire avec opérateur linéaire).

Proposition 2.3 — Principe de superposition

Si est solution de et solution de , alors pour tous , est solution de

En particulier, si le second membre est une somme , il suffit de trouver une solution particulière pour chaque et d'additionner.

💡 Exemple — Superposition. Pour résoudre : on cherche pour le second membre (forme polynomiale ), puis pour le second membre (forme ). La somme est une solution particulière de l'équation complète. On gagne un temps fou par rapport à un calcul direct par variation de la constante sur .

2.3 — Résolution de l'équation homogène

Théorème 2.4 — Solutions de l'équation homogène ★ À savoir démontrer

Soit continue et une primitive de sur . Les solutions de sur sont exactement les fonctions

L'ensemble des solutions de est donc un -espace vectoriel de dimension 1, engendré par la fonction .

Démonstration (séparation des variables)

Étape 1 — Sens direct. Pour , on a , donc . C'est solution de .

Étape 2 — Sens réciproque. Soit une solution quelconque de sur . Considérons la fonction auxiliaire . Elle est dérivable et

Donc est constante sur ( est un intervalle, donc connexe). Notons cette constante. On a pour tout , soit . C'est exactement la forme annoncée.

Astuce mnémo. Mémorise la fonction auxiliaire : sa dérivée fait apparaître . Cette technique du « facteur intégrant » reviendra en physique.

💡 Exemple canonique. Résoudre sur . Ici , une primitive est . Donc les solutions sont , . C'est la « cloche inversée » (gaussienne renversée) qu'on retrouve en probabilité et en thermique.

2.4 — Variation de la constante (méthode de Lagrange)

📐 Méthode-type — Résolution complète de .
  1. Préciser l'intervalle sur lequel et sont continues. Toujours.
  2. Résoudre l'équation homogène : calculer puis .
  3. Chercher une solution particulière de par variation de la constante : on cherche sous la forme , où est maintenant une fonction inconnue (et plus une constante).
  4. Injecter dans : après calcul (cf. démo), on obtient l'équation simplifiée d'où (primitive quelconque, sans constante !).
  5. Conclure par , puis la solution générale est
  6. (Si CI) Déterminer avec .
Théorème 2.5 — Formule de la variation de la constante ★ À savoir démontrer

Soit une primitive de sur . Une solution particulière de est donnée par

Et la solution générale de sur est

Démonstration (méthode de Lagrange)

On cherche une solution de sous la forme est une fonction dérivable à déterminer (à l'opposé du cas homogène où était constante — d'où le nom « variation de la constante »). En dérivant le produit :

On injecte dans :

soit, après simplification miraculeuse des deux termes en :

On intègre : (primitive sans constante — la constante redonnerait une solution de l'homogène, déjà comptée par ). Finalement . La simplification des termes en n'est pas un hasard : c'est parce que est solution de que la méthode marche.

💡 Exemple — Résolution complète. Résoudre sur . , homogène . Variation : , d'où par parties et . Solution générale : .

2.5 — Méthode du facteur intégrant

📐 Méthode-type — Facteur intégrant (variante équivalente). Au lieu de la variation de la constante, on multiplie directement les deux membres de par le facteur intégrant , où est une primitive de . On obtient alors : En intégrant directement, on retrouve la formule de variation de la constante. C'est la même méthode, vue sous l'angle « rendre le membre de gauche exactement intégrable ». Choisis celle dans laquelle tu te sens le plus à l'aise — les concours acceptent les deux.
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La variation de la constante est LA méthode-piège de la MPSI : facile en théorie, tueuse de points en pratique. Sur un DS, tu dois la dérouler en 5 minutes sans hésiter. En 1 séance ciblée avec un mentor Majorant alumni de l'X ou Centrale, on enchaîne 6 résolutions de niveaux croissants jusqu'à ce que le geste devienne automatique.

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3. Ordre 2 à coefficients constants

3.1 — Théorème de Cauchy à l'ordre 2

Théorème 3.1 — Cauchy linéaire pour l'ordre 2

Soit (avec ) et continue. Pour tout et tous , le problème de Cauchy

admet une unique solution définie sur tout entier. À l'ordre 2, deux conditions initiales sont nécessaires (position et vitesse, en physique).

3.2 — Structure et superposition

Proposition 3.2 — Structure des solutions à l'ordre 2

Toute solution de est de la forme , où est une solution particulière de et parcourt les solutions de l'équation homogène . Les solutions de l'homogène forment un -espace vectoriel de dimension 2.

📝 Pourquoi dimension 2 ? À l'ordre 1, un seul paramètre libre (la constante ) suffisait à décrire toutes les solutions de l'homogène. À l'ordre 2, il en faut deux (notées ), parce que le théorème de Cauchy demande deux conditions initiales (position + vitesse) pour fixer une solution unique. Cette dimension correspond exactement à l'ordre de l'équation différentielle.

3.3 — Équation caractéristique et discriminant Δ

Théorème 3.3 — Recherche de solutions de l'homogène en

La fonction est solution de si et seulement si vérifie l'équation caractéristique

Justification immédiate : en injectant , , , on obtient , équivalent à puisque .

Théorème 3.4 — Solutions de l'homogène selon le discriminant Δ ★ À savoir démontrer

On pose . La forme des solutions réelles de (avec ) dépend du signe de :

  • Cas Δ > 0 — deux racines réelles distinctes :
  • Cas Δ = 0 — racine double :
  • Cas Δ < 0 — deux racines complexes conjuguées :
Démonstration du cas Δ < 0 (passage du complexe au réel)

Supposons et \Delta = b^2 - 4ac &lt; 0. L'équation caractéristique admet alors deux racines complexes conjuguées :

Étape 1. Dans , les solutions complexes de l'homogène forment un -espace vectoriel de dimension 2, engendré par et . Toute solution complexe s'écrit avec .

Étape 2. Pour extraire les solutions réelles, on utilise la formule d'Euler . Réécrivons :

Étape 3. Pour que soit à valeurs réelles, on pose et (cela impose , c'est-à-dire des constantes complexes conjuguées). On obtient alors la forme annoncée :

Étape 4 — Réciproque. Toute fonction de cette forme est solution (calcul direct). L'espace des solutions réelles est un -ev de dimension 2, engendré par et . Lecture physique : = taux d'amortissement, = pulsation propre — c'est la signature des oscillations amorties (RLC, ressort + frottement fluide).

📝 Forme physique — amplitude et déphasage. En physique, on réécrit souvent la solution du cas Δ < 0 sous la forme : avec (amplitude) et , (déphasage). Cette écriture, équivalente, met en évidence l'amplitude des oscillations et leur déphasage.

3.4 — Recherche d'une solution particulière

📐 Méthode-type — Solution particulière selon la forme de . Le principe : on essaie une forme attendue calquée sur , avec coefficients inconnus à ajuster. Identification ⇒ solution.
  1. polynôme de degré . On cherche sous forme polynomiale, de degré :
    • si (cas générique)
    • si et
    • si et
    Identification des coefficients à la main.
  2. (exponentielle × polynôme). On pose le changement de fonction inconnue . En injectant, on obtient une nouvelle équation différentielle en , du même ordre, mais avec second membre polynomial . On se ramène au cas 1.
  3. ou . On résout dans avec second membre (cas 2), puis on prend la partie réelle (pour ) ou la partie imaginaire (pour ) de la solution complexe obtenue.
💡 Exemple — Second membre polynomial. Résoudre . Ici , on cherche . En injectant et en identifiant les coefficients, on obtient , , , donc .
💡 Exemple — Exponentielle × polynôme avec racine. Pour , la caractéristique a pour racines et . Comme est racine, on pose ; l'équation en devient , polynomiale de degré 2. On trouve .
⚠ Piège — racine de l'équation caractéristique. Quand et que est racine de , la forme « attendue » avec ne marche pas : on tombe sur . Il faut monter le degré (de 1 si est racine simple, de 2 si est racine double). Le changement gère ça automatiquement — c'est pour ça qu'on le recommande.

4. Erreurs classiques en copie (vues par les correcteurs)

Ces erreurs reviennent chaque année dans les rapports de jury (CCINP, Mines-Ponts, Centrale, X-ENS) sur les épreuves comportant des équations différentielles. Elles coûtent typiquement entre 1 et 3 points par occurrence — et certaines sont éliminatoires.

⚠ Erreur 1 — Oublier de préciser l'intervalle . Sur une équation comme , on doit impérativement annoncer « on se place sur » (ou ) avant de diviser par . Sans cette précision, la division est non justifiée et le correcteur retire les points. Et les solutions sur et ne se recollent pas automatiquement en : il faut une étude de raccord.
⚠ Erreur 2 — Oublier la constante dans la solution générale de l'homogène. Écrire au lieu de est l'erreur n°2 du chapitre. Sans le , tu donnes une seule solution de au lieu de toutes — et tu rates la résolution du problème de Cauchy ensuite (impossibilité d'ajuster la CI).
⚠ Erreur 3 — Variation de la constante mal exécutée. Trois sous-erreurs courantes : (a) oublier de dériver le produit en appliquant la règle du produit (oubli du terme ) ; (b) garder une constante d'intégration en calculant — cette constante redonne une solution de l'homogène, déjà comptée dans , et génère un terme parasite ; (c) confondre les rôles de constante (homogène) et fonction (variation).
⚠ Erreur 4 — Confondre les 3 cas de l'ordre 2. Le cas Δ = 0 donne , pas (qui se réduit à une seule constante !). Le facteur devant est essentiel : il fournit la deuxième solution indépendante, sans laquelle l'espace ne serait que de dimension 1. Démonstration en exercice classique de colle.
⚠ Erreur 5 — Conditions initiales appliquées trop tôt. Appliquer sur seul (la solution particulière) au lieu de (la solution générale) est l'erreur structurale n°1 de ce chapitre. Les CI s'appliquent toujours sur la solution générale — c'est elle qui contient les paramètres libres ( à l'ordre 1, et à l'ordre 2) à fixer par les CI.

5. Pour aller plus loin

Les équations différentielles linéaires irriguent à la fois le programme d'analyse MPSI et toute la physique de prépa. Les chapitres qui les réinvestissent directement :

  • Mécanique du point — Oscillateur harmonique, oscillateur amorti : équation , résolution exactement comme dans cette fiche, les 3 régimes (apériodique, critique, pseudo-périodique) sont les 3 cas du discriminant.
  • Électrocinétique — Circuits RC, RL, RLC en régime transitoire : exactement les mêmes équations, avec ou comme constante de temps. Tu retrouveras la solution exponentielle du cas homogène.
  • Espaces vectoriels (algèbre linéaire) — La structure « SG(E) = SG(H) + SP(E) » se généralise à tout système linéaire : c'est un théorème d'algèbre linéaire (sous-espace affine = sous-espace vectoriel + un vecteur).
  • Séries entières (spé) — Beaucoup d'équations différentielles non résolubles en termes élémentaires se résolvent par recherche d'une solution sous forme de série entière . On retombe sur une récurrence linéaire entre les .
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Récap final — Ce qu'il faut absolument retenir

À la veille d'une khôlle ou d'un DS, parcours cette checklist : tu dois pouvoir répondre « oui, sans hésiter » à chaque question.

  • Sais-tu écrire la forme normalisée d'une équa diff linéaire d'ordre 1 et d'ordre 2 à coefficients constants, et préciser sur quel intervalle on travaille ?
  • Sais-tu énoncer le théorème de Cauchy linéaire pour l'ordre 1 et l'ordre 2 (existence, unicité, condition initiale) ?
  • Sais-tu démontrer le théorème de structure SG(E) = SG(H) + SP(E) en utilisant la linéarité de l'opérateur ?
  • Sais-tu démontrer que les solutions de sont les , en passant par la fonction auxiliaire ?
  • Sais-tu énoncer et appliquer le principe de superposition ( ⇒ découper la recherche de ) ?
  • Sais-tu dérouler la méthode de variation de la constante (Lagrange) en 5 minutes, sans hésiter ?
  • Sais-tu démontrer la formule et en déduire la formule de variation de la constante ?
  • Connais-tu les 3 cas du discriminant Δ pour l'ordre 2 (Δ > 0, Δ = 0, Δ < 0) avec la forme exacte des solutions ?
  • Sais-tu démontrer le passage du complexe au réel dans le cas Δ < 0 via la formule d'Euler (deux racines conjuguées ) ?
  • Connais-tu les 3 stratégies pour chercher selon que est polynomial, exponentiel-polynomial, ou exponentiel-trigonométrique ?
  • Sais-tu adapter le degré du polynôme essayé selon que , , ou ni l'un ni l'autre ?
  • Sais-tu appliquer les conditions initiales sur la solution générale (et pas sur seule) pour fixer ?

Démonstrations à savoir refaire

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