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Toutes les méthodes de calcul de primitives en MPSI : table usuelle, théorème fondamental de l'analyse, IPP, changement de variable, fractions rationnelles, règles de Bioche, polynôme × exp/cos/sin. 3 démos à savoir refaire.
Fiche rédigée par les mentors Majorant — alumni Polytechnique, CentraleSupélec et Mines Paris.
5 définitions3 théorèmes3 démos à savoirMis à jour le 2026-05-18
Vue d'ensemble
Le calcul de primitives est l'outil n°1 de toute l'analyse MPSI : sans
primitives, pas d'intégrale, pas de longueur d'arc, pas d'équation différentielle, pas
de probabilités continues en spé. Ce chapitre est en apparence « technique »
(apprendre une table par cœur, repérer la bonne méthode parmi 4) — en réalité, il
repose sur un seul théorème central, le théorème fondamental de
l'analyse, qui relie primitive et intégrale. Cette fiche regroupe la table des
primitives usuelles, les 4 méthodes incontournables (IPP, changement
de variable, fractions rationnelles, règles de Bioche) et les 3 démonstrations
à savoir refaire pour les khôlles et écrits.
Au programme MPSI (officiel) — Primitive d'une fonction continue sur
un intervalle, lien primitive ↔ intégrale (théorème fondamental de l'analyse),
intégration par parties, changement de variable (avec φ de classe C1),
primitives de fractions rationnelles (décomposition en éléments simples sur ℝ),
primitives trigonométriques (règles de Bioche), intégration de produits
polynôme × exponentielle, polynôme × sinus, polynôme × cosinus (IPP itérée).
Prérequis
Dérivation des fonctions usuelles (exp, ln, sin, cos, tan, Arctan, Arcsin, Arccos, sh, ch)
Formule de dérivation d'un produit (uv)′=u′v+uv′ et d'une composée (f∘g)′=(f′∘g)⋅g′
Notion d'intégrale d'une fonction continue sur un segment (cours sur l'intégration)
Décomposition d'un polynôme en facteurs irréductibles sur ℝ (chap. polynômes)
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Tu confonds toujours quelle méthode appliquer (IPP, changement de variable, Bioche) ?
C'est LE blocage récurrent du chapitre — et l'erreur n°1 qui coûte des points en DS.
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Soit f:I→R une fonction définie sur un intervalle I de ℝ.
Une primitive de f sur I est une fonction
F:I→Rdérivable sur I telle que :
∀x∈I,F′(x)=f(x).
Proposition 1.2 — Deux primitives diffèrent d'une constante
Si F et G sont deux primitives de f sur l'intervalleI,
alors il existe une constante C∈R telle que :
∀x∈I,G(x)=F(x)+C.
Justification : (G−F)′=G′−F′=f−f=0 sur I ; or une fonction
de dérivée nulle sur un intervalle est constante.
⚠ Piège #1 — l'hypothèse « intervalle ».
L'unicité « à une constante près » n'est valable que sur un intervalle. Sur une réunion d'intervalles disjoints, on choisit une constante par morceau. Ex. culte : f(x)=1/x sur ℝ*, primitive F(x)=ln∣x∣+C1 sur ]−∞,0[, ln∣x∣+C2 sur ]0,+∞[, avec C1,C2indépendantes. Oublier ce détail coûte un demi-point.
Définition 1.3 — Notation « intégrale indéfinie »
On note ∫f(x)dxune primitive de f — la
notation est définie modulo une constante additive. On écrit par exemple :
∫x2dx=3x3+C,∫cos(x)dx=sin(x)+C.
Définition 1.4 — Fonction primitivable, fonction de classe C1
f:I→R est primitivable sur I si elle admet (au
moins) une primitive ; le TFA (§2) garantit que toute fonction continue l'est. Une
fonction F est de classe C1 sur I si elle est dérivable
sur I et que F′ est continue.
Définition 1.5 — Intégrale définie d'une fonction continue
Pour f continue sur [a,b], ∫abf(t)dt est la
limite des sommes de Riemann ∑k(b−a)/n⋅f(a+k(b−a)/n). Conventions :
∫baf=−∫abf et ∫aaf=0.
Proposition 1.6 — Linéarité
Si F est une primitive de f, G une primitive de g, et
λ,μ∈R, alors λF+μG est une primitive de
λf+μg. En notation indéfinie :
∫(λf(x)+μg(x))dx=λ∫f(x)dx+μ∫g(x)dx.
2. Théorème fondamental de l'analyse
C'est le théorème central du chapitre : il garantit qu'une fonction continue admet
toujours une primitive, et il fournit la formule de calcul d'une intégrale via une
primitive.
Théorème 2.1 — Théorème fondamental de l'analyse (TFA)
★ À savoir démontrer
Soit f:I→R une fonction continue sur l'intervalle
I, et soit a∈I. La fonction
F:x⟼∫axf(t)dt
est de classe C1 sur I et F′(x)=f(x) pour tout x∈I.
Autrement dit, F est l'unique primitive de f sur I qui s'annule en a.
Démonstration (continuité + taux d'accroissement)
Soit x0∈I. On veut montrer que F est dérivable en x0 avec
F′(x0)=f(x0). Considérons le taux d'accroissement, pour h=0
tel que x0+h∈I :
hF(x0+h)−F(x0)=h1∫x0x0+hf(t)dt.
Par continuité de f en x0, pour tout ε>0 il existe
η>0 tel que ∣t−x0∣≤η⇒∣f(t)−f(x0)∣≤ε.
Pour ∣h∣≤η, on a alors, en écrivant
f(x0)=h1∫x0x0+hf(x0)dt :
Donc h→0limhF(x0+h)−F(x0)=f(x0), ce qui prouve
que F est dérivable en x0 de dérivée f(x0). Comme f est continue sur
I, F′ est continue sur I, donc F est de classe C1. Enfin
F(a)=∫aaf=0, ce qui caractérise F parmi les primitives de f.
Corollaire 2.2 — Formule de Newton-Leibniz
Si f est continue sur [a,b] et F est une primitive de f sur [a,b], alors :
∫abf(t)dt=F(b)−F(a)=[F(t)]ab.
📝 Lecture du TFA. Le TFA dit deux choses :
(1) continue ⇒ admet une primitive (existence) ;
(2) cette primitive se calcule comme ∫axf. C'est la passerelle
qui justifie pourquoi « calculer une intégrale » revient à « trouver une primitive ».
Sans le TFA, la formule ∫abf=F(b)−F(a) n'aurait pas de moteur de calcul.
3. Table des primitives usuelles (à connaître par cœur)
Ces primitives sont à savoir instantanément, sans hésitation : c'est la table
de multiplication du chapitre. Chaque ligne est valable sur tout intervalle où la
fonction est définie.
3.1 — Puissances et logarithme
∫xndx=n+1xn+1+C pour n∈Z∖{−1} (ou n∈R∖{−1} sur ]0,+∞[)
∫x1dx=ln∣x∣+C (sur ℝ* — attention à la valeur absolue)
📐 Reflex — Formes u′/u, u′un, u′eu.
Avant d'engager IPP ou changement de variable, vérifie si l'intégrande est de la forme :
u′/u⇒ln∣u∣+C ; u′un⇒un+1/(n+1)+C (pour n=−1) ;
u′eu⇒eu+C ; u′cos(u)⇒sin(u)+C.
Ex. : ∫x2+12xdx=ln(x2+1)+C — forme u′/u, zéro effort.
4. Intégration par parties (IPP)
Théorème 4.1 — Formule d'intégration par parties
★ À savoir démontrer
Soient u,v:[a,b]→R deux fonctions de classe C1
sur [a,b]. Alors :
∫abu′(t)v(t)dt=[u(t)v(t)]ab−∫abu(t)v′(t)dt.
Version primitives indéfinies :
∫u′(x)v(x)dx=u(x)v(x)−∫u(x)v′(x)dx+C.
Démonstration (à partir de la dérivée d'un produit)
Les fonctions u et v sont de classe C1, donc le produit uv est
également de classe C1 et :
(uv)′(t)=u′(t)v(t)+u(t)v′(t).
La fonction (uv)′ est continue sur [a,b], donc intégrable. En intégrant
l'identité ci-dessus entre a et b et en appliquant la formule de
Newton-Leibniz au membre de gauche (qui est une dérivée) :
📐 Méthode-type — Quand appliquer IPP ?
L'IPP déplace la dérivée d'un facteur sur l'autre. Tu y gagnes si le facteur
dérivé se simplifie (polynôme dont le degré baisse, ln qui devient
1/x). Cas canoniques :
Polynôme × eαx : v= polynôme (dérivé), u′=eαx (intégré). Itérer jusqu'à annulation du polynôme.
Polynôme × cos ou sin : idem, v= polynôme.
Présence de ln,arctan,arcsin : poser v= cette fonction (qui se dérive bien : 1/x, 1/(1+x2), …).
Astuce ln(x)=ln(x)⋅1 : u′=1,v=ln, donne ∫ln(x)dx=xln(x)−x+C.
💡 Exemple canonique — Calcul de ∫01xexdx.
On pose u′(t)=et (donc u(t)=et) et v(t)=t (donc v′(t)=1). Les deux
fonctions sont C1. L'IPP donne :
∫01tetdt=[tet]01−∫01etdt=e−(e−1)=1.
⚠ Piège — choisir v et u′ dans le mauvais sens.
Si tu poses v(t)=et et u′(t)=t, tu obtiens u(t)=t2/2, et l'intégrale de
droite devient ∫(t2/2)et — de degré supérieur. Tu as compliqué le
problème. Règle : dérive ce qui se simplifie, intègre ce qui se conserve
(exponentielles, sinus, cosinus).
🧑🏫 IPP itérée et récurrences
Tu bloques sur les IPP itérées (intégrales de Wallis, polynôme × ex de
haut degré) ? En 1 séance de cours particulier, un mentor Majorant alumni
X-ENS te transmet la méthode systématique avec mise en récurrence — typique des
sujets CCINP et Mines.
Théorème 5.1 — Formule de changement de variable
★ À savoir démontrer
Soit φ:[α,β]→[a,b] une fonction de classe C1
avec φ(α)=a et φ(β)=b, et soit f une fonction
continue sur [a,b]. Alors :
∫abf(x)dx=∫αβf(φ(t))φ′(t)dt.
Mnémonique : on écrit x=φ(t) donc dx=φ′(t)dt,
et les bornes changent par φ.
Démonstration (à partir de la dérivée d'une composée)
Soit F une primitive de f sur [a,b] (qui existe par le TFA, puisque f
est continue). La fonction F∘φ est de classe C1 sur
[α,β] comme composée de fonctions C1, et par la formule de la dérivée
d'une composée :
(F∘φ)′(t)=F′(φ(t))⋅φ′(t)=f(φ(t))⋅φ′(t).
Ainsi F∘φ est une primitive de t↦f(φ(t))⋅φ′(t)
sur [α,β]. Par la formule de Newton-Leibniz appliquée à droite :
Et par Newton-Leibniz appliquée à gauche : ∫abf(x)dx=F(b)−F(a). D'où l'égalité.
📐 Méthode-type — Comment choisir le changement de variable ?
Changement directt=φ(x) : on remplace une expression composée par sa version simple.
Ex. : t=ln(x)⇒dt=dx/x ; t=ex⇒dt=exdx ; t=ax+b.
Changement indirectx=φ(t) : pour éliminer une racine.
Ex. : x=sin(t) si 1−x2 ; x=sh(t) si x2+1 ; x=tan(t) si 1+x2.
Ne jamais oublier de changer les bornes : t parcourt [α,β] tel que φ(α)=a,φ(β)=b.
💡 Exemple — Calcul de ∫011−x2dx (aire d'un quart de disque).
On pose x=sin(t) avec t∈[0,π/2] : φ est C1, bijective de
[0,π/2] sur [0,1], dx=cos(t)dt et
1−sin2(t)=cos(t) (positif sur [0,π/2]). Donc :
∫011−x2dx=∫0π/2cos2(t)dt=∫0π/221+cos(2t)dt=4π.
Cohérent avec l'aire πr2/4 pour r=1.
⚠ Piège — oublier de changer les bornes.
Si tu calcules une intégrale définie et que tu poses t=φ(x), tu DOIS
remplacer les bornes a,b par φ(a),φ(b). Beaucoup d'élèves
« changent la variable mais gardent les anciennes bornes » — le résultat est faux.
Alternative : revenir à xavant d'évaluer en a et b (plus sûr en
primitive indéfinie).
6. Primitives de fractions rationnelles
Définition 6.1 — Fraction rationnelle et élément simple sur ℝ
Une fraction rationnelle est une fonction de la forme
R(x)=P(x)/Q(x) avec P,Q∈R[X] et Q=0. Un
élément simple sur ℝ est une fraction rationnelle de l'un des deux
types : première espèce(x−a)jA avec a∈R,
j≥1 ; seconde espèce(x2+bx+c)jαx+β
avec b2−4c<0, j≥1. Toute fraction rationnelle s'écrit de manière
unique comme somme d'un polynôme (partie entière) et d'éléments simples sur ℝ.
📐 Méthode-type — Primitive d'une fraction rationnelle P/Q.
Division euclidienne si degP≥degQ : P/Q=E+R/Q, degR<degQ.
Factoriser Q sur ℝ en (x−a)k et (x2+bx+c)m (b2−4c<0).
Décomposer R/Q en éléments simples : (x−a)jA + (x2+bx+c)jαx+β.
Intégrer terme à terme : ∫x−aA=Aln∣x−a∣+C ; ∫(x−a)jA=(j−1)(x−a)j−1−A+C (j≥2) ; ∫x2+bx+cαx+β : isoler 2α⋅x2+bx+c2x+b (→ ln) + reste constant (→ arctan via forme canonique).
💡 Exemple — Calcul de ∫x2−11dx.
On factorise x2−1=(x−1)(x+1) puis on décompose :
(x−1)(x+1)1=x−11/2−x+11/2.
D'où :
∫x2−11dx=21ln∣x−1∣−21ln∣x+1∣+C=21lnx+1x−1+C.
💡 Exemple — Pôle complexe : ∫x2+x+11dx.
Le discriminant Δ=1−4=−3<0, le facteur est irréductible sur ℝ. On met
sous forme canonique :
x2+x+1=(x+21)2+43.
On pose u=x+1/2, donc du=dx :
∫x2+x+11dx=∫u2+3/41du=32arctan(32u)+C=32arctan(32x+1)+C.
⚠ Piège — la valeur absolue dans le logarithme.∫x−a1dx=ln∣x−a∣ — la valeur absolue est obligatoire
car ln n'est défini que sur ]0,+∞[ et l'intégrande est défini sur
]−∞,a[∪]a,+∞[. Oublier la valeur absolue est sanctionné en
concours, même si le résultat numérique sur un segment précis est correct.
7. Primitives trigonométriques — règles de Bioche
Pour les intégrales de la forme ∫R(cosx,sinx)dx avec R
fraction rationnelle de deux variables, les règles de Bioche indiquent
le bon changement de variable.
📐 Règles de Bioche.
On teste les invariances de ω(x)=R(cosx,sinx)dx :
ω(−x)=ω(x) : poser u=cos(x), du=−sin(x)dx.
ω(π−x)=ω(x) : poser u=sin(x), du=cos(x)dx.
ω(π+x)=ω(x) : poser u=tan(x), du=dx/cos2(x).
Aucune des trois : changement universel t=tan(x/2), avec cosx=(1−t2)/(1+t2), sinx=2t/(1+t2), dx=2dt/(1+t2).
💡 Exemple — ∫1+cos2xsinxdx.
On teste x↦−x : sin(−x)=−sin(x), cos(−x)=cos(x), d(−x)=−dx. Donc :
ω(−x)=1+cos2(x)−sin(x)⋅(−dx)=ω(x). Règle 1 → poser u=cos(x), du=−sin(x)dx :
∫1+cos2xsinxdx=−∫1+u2du=−arctan(u)+C=−arctan(cosx)+C.
7.1 — Linéarisation de cospx⋅sinqx
Si p ou q est impair, Bioche s'applique directement (cas 1 ou 2). Si
les deux sont pairs, on linéarise via les formules d'Euler ou les identités
cos2(x)=(1+cos(2x))/2, sin2(x)=(1−cos(2x))/2. L'intégrale se ramène
à une combinaison de cos(kx) et sin(kx), qui s'intègrent directement.
💡 Exemple — ∫cos2(x)sin2(x)dx.
On écrit cos2xsin2x=41sin2(2x)=41⋅21−cos(4x). Donc :
∫cos2(x)sin2(x)dx=∫81−cos(4x)dx=8x−32sin(4x)+C.
8. Intégrales du type P(x)·e^(αx), P(x)·cos(αx), P(x)·sin(αx)
Ces produits se traitent par IPP itérée ou par la méthode du
complexe. Chaque correcteur attend que tu saches faire au moins l'une des deux.
📐 Méthode 1 — IPP itérée.
Pour ∫P(x)eαxdx avec degP=n, faire n+1 IPP successives en posant v=P (qu'on dérive) et u′=eαx. Idem avec cos(αx),sin(αx) à la place de eαx.
📐 Méthode 2 — Passage au complexe (cos/sin).
Pour ∫P(x)cos(αx)dx, calculer I=∫P(x)eiαxdx (une seule IPP itérée avec exp), puis prendre Re(I). Pour sin, prendre Im(I). Évite les IPP couplées cos→-sin→-cos.
💡 Exemple — ∫0πxsin(x)dx.
On pose v(t)=t, v′(t)=1, u′(t)=sin(t), u(t)=−cos(t). IPP :
∫0πtsin(t)dt=[−tcos(t)]0π+∫0πcos(t)dt=π+[sin(t)]0π=π.
💡 Exemple — Calcul de ∫eaxcos(bx)dx par le complexe.
On calcule I=∫e(a+ib)xdx=a+ibe(a+ib)x+C. En
prenant la partie réelle et en multipliant numérateur et dénominateur par a−ib :
∫eaxcos(bx)dx=a2+b2eax(acos(bx)+bsin(bx))+C.
À comparer avec la double IPP qui demande deux pages.
📝 Cas particulier — primitive de eaxcos(bx) par méthode des coefficients indéterminés.
On cherche directement F(x)=eax(Acos(bx)+Bsin(bx)), on dérive, on
identifie. Méthode rapide et propre pour les concours.
9. Erreurs classiques en copie (vues par les correcteurs)
Ces erreurs reviennent chaque année dans les rapports de jury (CCINP, Mines-Ponts,
Centrale, X-ENS) sur toutes les épreuves d'analyse comportant un calcul intégral.
Elles coûtent typiquement entre 0,5 et 2 points par occurrence.
⚠ Erreur 1 — Oublier la constante d'intégration.
En primitive indéfinie, le « +C » est obligatoire. Tu ne calcules pas
UNE fonction, tu décris LA FAMILLE des primitives. Beaucoup d'élèves l'oublient sur
les copies — c'est 0,25 point à chaque fois.
⚠ Erreur 2 — Oublier la valeur absolue dans ln.
Sur ℝ*, la primitive de 1/x est ln∣x∣, pas ln(x). Idem pour ∫u′/u=ln∣u∣.
Écrire « ln(x) » suppose implicitement x>0, ce qui peut être faux sur le domaine
considéré.
⚠ Erreur 3 — Oublier de changer les bornes dans le changement de variable.
Si tu poses t=φ(x) dans ∫abf(x)dx, tu DOIS remplacer
les bornes par φ(a) et φ(b). Ne pas le faire conduit à une intégrale
fausse — et le résultat dépend généralement du changement, ce qui se voit.
⚠ Erreur 4 — Choisir le mauvais v en IPP.
L'IPP n'est utile que si l'intégrale qui apparaît à droite est PLUS SIMPLE que celle
de départ. Vérifie toujours mentalement : « après IPP, l'expression est-elle de degré
inférieur ou de structure plus simple ? » Si non, change le découpage.
⚠ Erreur 5 — Ne pas vérifier les hypothèses (continuité, classe C1).
TFA exige f continue. IPP exige u,v de classe C1. Changement de variable
exige φ de classe C1. Sans ces hypothèses, les formules ne sont pas
justifiées — un correcteur exigeant retire des points sur les copies qui « appliquent
sans énoncer ».
10. Pour aller plus loin
Le calcul de primitives est l'outil moteur de la quasi-totalité du programme
d'analyse. Les chapitres qui les réinvestissent directement :
Équations différentielles linéaires — la résolution d'une ED du 1er ordre y′+a(x)y=b(x) demande de calculer une primitive de a (intégrant) et une primitive d'un produit (variation de la constante).
Intégrales généralisées (spé) — étude de la convergence de ∫a+∞f ; on cherche une primitive pour exhiber la limite.
Séries entières (spé) — on intègre terme à terme une série entière dans son disque de convergence pour obtenir des développements de arctan, ln(1+x), etc.
Probabilités continues (spé) — la densité d'une variable aléatoire continue est l'intégrande, sa primitive est la fonction de répartition.
Géométrie (longueur d'arc, aire, volume de révolution) — chaque grandeur géométrique se définit par une intégrale, donc une primitive.
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