🎯 En bref
Le Grand oral de NSI 2026 dure 20 minutes : 20 min de préparation au brouillon, puis 10 min d'exposé debout sans notes et 10 min d'échange avec le jury, orientation comprise. Compté coefficient 10 au bac général, il ne récompense pas la récitation de code mais votre capacité à problématiser un enjeu informatique, dérouler un raisonnement algorithmique à voix haute et relier votre question à un projet d'études (prépa MP2I/MPI, école d'ingénieurs, licence info). Une bonne question NSI est précise, ancrée dans le programme (algorithmes, IA, cybersécurité, bases de données, réseaux, société numérique) et défendable en 10 minutes. Cet article vous donne le format exact, des exemples de questions concrètes classées par thème et une méthode de préparation éprouvée.
ℹ️ Info
Le Grand oral n'évalue pas vos compétences de programmeur : la grille officielle valorise l'expression orale, la solidité de l'argumentation, la capacité à interagir et l'ancrage du projet d'orientation. Un candidat qui affiche trente lignes de Python et les lit tête baissée est pénalisé ; un candidat qui explique clairement *pourquoi* un tri est en n·log(n) marque des points.
💡 Conseil
Chronométrez-vous à voix haute, debout, pas dans votre tête. En NSI, on croit toujours qu'expliquer un algorithme « prend deux minutes » — puis on bafouille sur les indices de boucle et l'exposé explose à 13 minutes. Filmez-vous une fois : vous verrez immédiatement les moments où vous perdez le fil du raisonnement.
ℹ️ Info
Vous pouvez croiser NSI avec votre autre spécialité, et c'est souvent gagnant. NSI × maths (arithmétique et cryptographie RSA, matrices et graphes), NSI × physique (traitement du signal, capteurs), NSI × SES (algorithmes de recommandation et économie de l'attention) donnent des questions riches, à condition de rester maître des deux versants.
💡Une question NSI qui tient la route en 10 minutes Nos mentors passés par l'X et les Mines vous aident à choisir, problématiser et blinder votre question.
Découvrir la prépa oraux Majorant -->💡 Conseil
Préparez un support minimaliste à remettre au jury : un schéma d'arbre binaire, un petit graphe pondéré, ou 6-8 lignes de pseudo-code annotées. Un bon schéma fait gagner deux minutes d'explication et fixe le regard du jury sur votre raisonnement plutôt que sur vos hésitations.
💡 Conseil
Programmez au moins trois oraux blancs devant un public qui ne connaît pas votre sujet (parent, camarade d'une autre spécialité, mentor). S'ils comprennent votre raisonnement algorithmique, le jury le comprendra. S'ils décrochent, vous savez exactement quelle partie retravailler. Nos [stages de préparation intensive](/nos-conseils/stage-intensif-prepa-choisir-progresser-vite) reproduisent ces conditions.
Le Grand oral inquiète particulièrement les élèves de spécialité NSI, parce que l'informatique se prête mal à la récitation : on ne « récite » pas un algorithme, on le raisonne. Chez Majorant, nos mentors — passés par Polytechnique, l'ENS, CentraleSupélec et Mines Paris — ont franchi des oraux d'informatique autrement plus exigeants (oral d'algorithmique aux concours, TIPE, projets en école) et ils appliquent au Grand oral la même méthode : cadrer la question, structurer l'argumentation, verbaliser une complexité, tenir face à un jury. Je m'appelle Tom L., je suis mentor Majorant et diplômé de Polytechnique, et j'accompagne chaque année des élèves de NSI sur cette épreuve. Dans ce guide, je détaille le déroulé minute par minute, la manière de choisir et de formuler une question NSI qui accroche, une liste d'exemples classés par domaine, la structure d'un exposé solide, l'art de démontrer un raisonnement algorithmique à l'oral, le lien avec un projet informatique et une orientation prépa/école, la gestion du jury, les erreurs classiques et un planning complet.
Le Grand oral est une épreuve terminale commune à toutes les voies du bac général, mais son contenu est adossé à vos spécialités. Si vous avez conservé la NSI en terminale, une de vos deux questions peut porter sur cette discipline, seule ou croisée avec votre autre spécialité (maths, physique-chimie, SVT, SES…).
Les faits à connaître, sans approximation :
- •Durée totale : 20 minutes, précédées de 20 minutes de préparation au brouillon.
- •Coefficient 10 dans le bac général — l'un des plus lourds de l'examen, à égalité avec chaque spécialité conservée.
- •Un jury de deux examinateurs, dont au moins un enseigne une de vos spécialités ; l'autre, souvent d'une autre discipline, jouera le rôle du « candide » qui vous demande de vulgariser sans jargon.
- •Vous préparez deux questions pendant l'année, adossées à vos spécialités. Le jour J, le jury choisit celle sur laquelle vous serez interrogé.
- •L'exposé se fait debout, sans notes ; l'échange peut se faire assis. Un support écrit remis au jury est autorisé (un schéma d'architecture, un arbre, un extrait de code court), mais vous n'y avez pas accès pendant l'exposé.
Beaucoup d'élèves sous-estiment la préparation et surchargent l'exposé. Voici le découpage réel, à graver dans votre planning d'entraînement.
| Phase | Durée | Ce que vous faites | Ce que le jury évalue |
|---|
| Préparation | 20 min | Le jury tire votre question, vous organisez votre plan au brouillon, vous préparez un support éventuel | Rien encore — mais tout se joue ici |
| Exposé | 10 min | Vous présentez votre question, debout, sans lire vos notes | Clarté, structure, maîtrise algorithmique, aisance orale |
| Échange | 10 min | Le jury questionne, approfondit, puis élargit vers votre projet d'orientation | Réactivité, recul, honnêteté intellectuelle, motivation |
L'erreur la plus fréquente est de viser un exposé de 10 minutes « pleines ». Visez 8 à 9 minutes : le jury vous coupe s'il déborde, et un exposé resserré vous laisse de l'énergie pour l'échange, qui pèse autant dans la note.
C'est l'étape décisive, et la plus négligée. Une question mal choisie condamne l'exposé avant même de l'écrire. Une bonne question NSI coche quatre critères :
- •Elle est adossée au programme de terminale NSI. Le jury doit raccrocher votre propos à une notion connue : structures de données (piles, files, arbres, graphes), algorithmes (tris, parcours, gloutons, diviser-pour-régner, programmation dynamique), bases de données relationnelles et SQL, réseaux et protocoles, sécurité, récursivité, complexité. Une question hors-programme vous prive de points d'appui.
- •Elle est problématisée, pas descriptive. « Qu'est-ce qu'un algorithme de tri ? » n'est pas une question de Grand oral. « Pourquoi certains tris sont-ils irrémédiablement plus lents que d'autres ? » en est une.
- •Elle vous intéresse réellement. Vous allez vivre avec pendant des mois. Une question « stratégique » mais qui vous ennuie s'entend dès la première phrase.
- •Elle a un lien avec votre projet d'orientation. Le jury fera le pont, autant qu'il soit naturel. Un futur élève de prépa MP2I gagne à traiter la complexité algorithmique ou le chiffrement ; un futur data-analyste, les bases de données ou l'entraînement d'un modèle.
Les six grands domaines où puiser votre question
Le programme de NSI se prête à six familles de sujets, toutes légitimes devant le jury :
- •Algorithmes et complexité : tris, recherche, plus court chemin, glouton, diviser-pour-régner, programmation dynamique.
- •Intelligence artificielle et données : k plus proches voisins, apprentissage, biais des jeux de données, recommandation.
- •Cybersécurité et cryptographie : chiffrement symétrique/asymétrique, hachage, mots de passe, HTTPS.
- •Bases de données : modèle relationnel, requêtes SQL, cohérence, doublons, index.
- •Réseaux et protocoles : routage, TCP/IP, adressage, transmission, résilience d'Internet.
- •Numérique et société : empreinte carbone du calcul, algorithmes de tri d'information, vie privée, désinformation.
Quels sont des exemples concrets de questions de Grand oral en NSI ?
Voici une banque de questions classées par domaine. Elles sont volontairement formulées « prêtes à défendre » : problématisées, ni trop larges ni trop pointues.
Algorithmes et complexité
- •Pourquoi le tri fusion est-il « meilleur » que le tri par insertion, et cela se voit-il toujours ?
- •Comment un GPS trouve-t-il le plus court chemin dans une ville en quelques millisecondes ?
- •Peut-on toujours faire confiance à un algorithme glouton ?
- •Diviser pour régner : pourquoi couper un problème en deux le rend-il plus rapide ?
Intelligence artificielle et données
- •Comment un algorithme des k plus proches voisins « reconnaît »-il une image ?
- •Un algorithme peut-il être discriminatoire à cause de ses données d'entraînement ?
- •Comment une plateforme décide-t-elle de la prochaine vidéo à vous proposer ?
Cybersécurité et cryptographie
- •Comment deux personnes qui ne se sont jamais rencontrées peuvent-elles échanger un secret ?
- •Pourquoi un site stocke-t-il l'empreinte de votre mot de passe et jamais le mot de passe lui-même ?
- •Qu'est-ce qui rend une communication HTTPS réellement sûre ?
Bases de données, réseaux et société
- •Comment une base de données évite-t-elle les doublons et garde-t-elle des informations cohérentes ?
- •Pourquoi Internet continue-t-il de fonctionner même si un câble est coupé ?
- •Le tri des informations par un algorithme peut-il enfermer l'utilisateur dans une « bulle » ?
Un exposé qui accroche n'est pas un cours, c'est une démonstration argumentée qui répond à une question. La structure qui fonctionne le mieux tient en cinq temps, sur environ 9 minutes.
- •L'accroche et la problématique (≈ 1 min). Une situation concrète (un GPS, une recommandation, un mot de passe volé) qui amène naturellement votre question. Énoncez-la clairement.
- •Les notions mobilisées (≈ 2 min). Posez le vocabulaire du programme dont vous aurez besoin : structure de données, complexité, protocole. Restez sobre : seulement ce que vous réutiliserez.
- •Le cœur : le raisonnement (≈ 4 min). C'est ici que vous déroulez un algorithme ou une démonstration. Sur un exemple petit et parlant. C'est le moment qui distingue un bon exposé (voir la section suivante).
- •La mise en perspective (≈ 1,5 min). Limites, cas où ça ne marche pas, enjeux de société, ouverture. Le jury adore quand vous montrez les bords de votre réponse.
- •La conclusion et le pont vers l'orientation (≈ 30 s). Vous répondez explicitement à la question posée, puis vous reliez à votre projet.
C'est le nerf de la guerre en NSI, et ce qui fait la différence entre un 12 et un 18. Vous ne devez ni lire du code, ni le réciter : vous devez faire vivre un algorithme devant le jury. Voici la méthode que j'enseigne.
Choisissez un exemple minuscule et déroulez-le à la main
Ne prenez jamais un tableau de 20 éléments. Prenez-en 4 ou 5. Déroulez le tri, le parcours, la recherche étape par étape, en nommant ce qui change à chaque tour de boucle. Le jury suit un exemple concret ; il décroche sur une abstraction.
Exemple pour un tri fusion sur [5, 2, 4, 1] : « Je coupe en [5, 2] et [4, 1]. Je trie chaque moitié, j'obtiens [2, 5] et [1, 4]. Puis je fusionne en comparant les têtes : 1 < 2, je sors 1 ; 2 < 4, je sors 2 ; 4 < 5, je sors 4 ; reste 5. Résultat : [1, 2, 4, 5]. »
Le jury attend que vous justifiez une complexité, pas que vous la sortiez du chapeau. Reliez-la au nombre d'opérations.
| Complexité | Ce que ça veut dire à l'oral | Exemple NSI |
|---|
| O(1) | « Le temps ne dépend pas de la taille » | Accès à une case de tableau, empiler/dépiler |
| O(log n) | « À chaque étape je divise le problème par deux » | Recherche dichotomique |
| O(n) | « Je parcours les données une fois » | Recherche dans une liste non triée |
| O(n·log n) | « Je divise et je recombine » | Tri fusion, tri rapide en moyenne |
| O(n²) | « Pour chaque élément, je repasse sur tous les autres » | Tri par insertion dans le pire cas |
Dites-le en mots : « Doubler la taille des données double à peu près le temps en O(n), mais le quadruple en O(n²) — voilà pourquoi le choix de l'algorithme compte dès qu'on a beaucoup de données. »
Anticipez la question piège sur la terminaison et la correction
Un jury un peu technique demandera : « Comment savez-vous que votre boucle s'arrête ? » Ayez une phrase prête sur le variant (une quantité entière positive qui décroît strictement, par exemple la taille du sous-tableau restant) et, pour la récursivité, sur le cas de base qui garantit l'arrêt. C'est exactement le type de rigueur qu'on travaille ensuite en prépa MP2I/MPI.
Les dernières minutes de l'échange portent sur votre projet, et le jury adore un fil rouge cohérent. La NSI ouvre naturellement sur des voies scientifiques et technologiques exigeantes.
- •Prépa MP2I puis MPI : la voie reine pour l'informatique théorique. Si vous visez cette filière, une question sur la complexité, les graphes ou la récursivité montre que vous savez déjà où vous allez. Pour comprendre la filière et le choix en fin de première année, voyez notre guide de la filière MP2I/MPI et notre analyse du choix MPI ou MP après la première année.
- •Autres prépas scientifiques (MPSI, PCSI) avec informatique commune, puis écoles d'ingénieurs.
- •Licences et BUT informatique, écoles post-bac spécialisées, cursus data / cybersécurité.
Faites le pont explicitement : « Cette question sur le chiffrement m'a donné envie de creuser la cryptographie, que j'aborderai en prépa MP2I. » Le jury ne cherche pas un plan de carrière verrouillé, il cherche de la cohérence et de la curiosité. Si vous hésitez encore sur votre voie, notre article pour choisir sa filière CPGE et celui sur les cours particuliers d'informatique et Python pour la prépa NSI vous aideront à préciser le projet.
L'échange de 10 minutes fait fuir les candidats, à tort : c'est là qu'on gagne des points quand l'exposé est solide.
- •Le jury vous coupe ? C'est bon signe. Il rebondit sur ce qui l'intéresse. Ne le vivez pas comme une sanction.
- •Vous ne savez pas ? Dites-le honnêtement, puis raisonnez à voix haute : « Je ne connais pas la réponse exacte, mais je dirais que… parce que… ». Le jury évalue votre méthode, pas votre omniscience.
- •On vous demande de vulgariser (l'examinateur non spécialiste). Reformulez sans jargon, avec une image : une pile, c'est une pile d'assiettes ; un arbre, c'est une arborescence de dossiers. Réussir cet exercice est très valorisé.
- •On teste vos limites. « Et si le tableau faisait un million d'éléments ? » « Et si deux mots de passe donnaient la même empreinte ? » Ces relances sont des invitations à montrer votre recul, pas des pièges.
- •Regardez le jury, pas le plafond. Le contact visuel et une voix posée pèsent réellement dans la grille d'expression orale.
Quelles sont les erreurs classiques à éviter en Grand oral NSI ?
Chez Majorant, on observe que les mêmes fautes reviennent chaque année. Les voici, pour les désamorcer.
- •Transformer l'exposé en cours magistral. Vous répondez à une question, vous ne déroulez pas un chapitre entier du programme.
- •Afficher trop de code. Le jury n'est pas un correcteur de TP. Une capture de 30 lignes vous dessert ; 6 lignes de pseudo-code annotées suffisent.
- •Réciter une complexité sans la justifier. « C'est en O(n·log n) » sans explication est vide. Reliez toujours au nombre d'opérations.
- •Prendre un exemple trop gros. Un tableau de 20 valeurs vous fait perdre le fil et perd le jury. Restez sur 4-5 éléments.
- •Négliger la terminaison et les cas limites. Une question technique du jury sur l'arrêt d'une boucle ou un cas particulier peut faire vaciller un exposé mal préparé.
- •Bâcler le lien avec l'orientation. C'est un tiers de l'échange. Un projet flou casse une belle prestation technique.
- •Préparer trop tard. On ne fabrique pas de l'aisance orale en une semaine.
L'aisance à l'oral se construit par petites doses régulières, pas en bachotant la veille. Voici le calendrier que je recommande à mes élèves.
| Période | Objectif | Actions concrètes |
|---|
| Automne (nov.–déc.) | Choisir et cadrer les deux questions | Sélectionner les thèmes, formuler les problématiques, valider avec le professeur |
| Hiver (janv.–fév.) | Construire le fond | Rédiger le plan, choisir l'exemple à dérouler, préparer le support, ficher les notions |
| Début printemps (mars–avr.) | Roder l'exposé | S'entraîner à voix haute, chronométrer, se filmer, tenir sans notes |
| Fin printemps (mai) | Simuler l'épreuve | Oraux blancs avec relances, travail des questions pièges, gestion du stress |
| Dernière semaine | Consolider | Réviser le support, dormir, ne rien apprendre de nouveau |
Notre conseil final pour réussir le Grand oral de NSI
Trois règles à garder en tête jusqu'au jour J :
- •Choisissez une question que vous aimez et que vous maîtrisez à fond — vous allez la défendre 20 minutes.
- •Faites vivre un algorithme sur un exemple minuscule plutôt que d'afficher du code : c'est ce qui sépare un exposé moyen d'un excellent.
- •Rodez l'oral à voix haute et debout, pas dans votre tête, avec des relances.
Le Grand oral de NSI n'est pas une épreuve de programmation : c'est une épreuve de clarté, de raisonnement et de conviction. Vous avez passé un an à comprendre comment les machines calculent, trient, sécurisent et relient le monde — il vous reste à raconter cela simplement et à répondre à une vraie question. C'est exactement la compétence que vous cultiverez en prépa et en école d'ingénieurs, et c'est pour cela que le jury la valorise autant. Préparez-vous tôt, entraînez-vous à voix haute, faites-vous challenger : le jour J, vous ne subirez pas l'épreuve, vous la mènerez.
FAQ
Combien de temps dure le Grand oral de NSI ?
L'épreuve dure 20 minutes, précédées de 20 minutes de préparation. Elle se compose de 10 minutes d'exposé debout sans notes, puis de 10 minutes d'échange avec le jury, dont une partie sur votre projet d'orientation. Le coefficient est de 10 au bac général.
Quels sont de bons exemples de questions de Grand oral en NSI ?
Privilégiez des questions problématisées ancrées dans le programme. Par exemple : « Comment un GPS trouve-t-il le plus court chemin ? », « Peut-on toujours faire confiance à un algorithme glouton ? », « Comment deux inconnus peuvent-ils échanger un secret ? », « Un algorithme peut-il être discriminatoire à cause de ses données ? ». Choisissez celle qui vous intéresse vraiment et qui colle à votre projet.
Faut-il montrer du code pendant le Grand oral de NSI ?
Non, pas de longs blocs de code. Le jury n'évalue pas votre syntaxe Python. Au maximum, remettez un support avec 6 à 8 lignes de pseudo-code annotées ou un schéma (arbre, graphe). L'essentiel est de dérouler un raisonnement algorithmique à voix haute sur un petit exemple, pas de faire lire du code.
Traduisez-la en ordre de grandeur, pas en formule. Dites ce qui se passe quand la taille des données double : en O(n) le temps double, en O(n²) il quadruple, en O(log n) il augmente à peine. Justifiez toujours en reliant au nombre d'opérations, sur un exemple concret de 4 ou 5 éléments.
Peut-on croiser la NSI avec une autre spécialité au Grand oral ?
Oui, et c'est souvent une bonne idée. NSI × maths (cryptographie RSA, matrices et graphes), NSI × physique (traitement du signal), NSI × SES (algorithmes de recommandation) donnent des questions riches. Assurez-vous simplement de maîtriser les deux versants, car le jury peut interroger l'un comme l'autre.
Le Grand oral de NSI est-il utile pour entrer en prépa MP2I ?
Il ne compte pas directement dans Parcoursup, mais il valorise votre profil. Une question sur la complexité, les graphes ou le chiffrement montre une maturité informatique appréciée. Surtout, l'exercice de raisonnement à voix haute prépare exactement à l'oral d'informatique que vous retrouverez en prépa MP2I/MPI et aux concours.
Voyez les relances comme des invitations, pas des pièges. Si vous ne savez pas, dites-le et raisonnez à voix haute. Regardez le jury, respirez, parlez posément. Le meilleur antistress reste l'entraînement : trois oraux blancs avec relances suffisent à transformer l'appréhension en assurance.
Quand commencer à préparer son Grand oral de NSI ?
Dès l'automne de la terminale, en choisissant et cadrant vos deux questions. Construisez le fond en hiver, rodez l'exposé au printemps par des entraînements chronométrés à voix haute, puis enchaînez les oraux blancs en mai. On ne fabrique pas de l'aisance orale en une semaine : la régularité fait toute la différence.