Progresser en physique-chimie : cibler les lacunes et travailler les exercices
Distinguez lacune de cours, erreur de calcul et difficulté de méthode pour organiser des reprises ciblées en physique-chimie.
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Les probabilités représentent l'un des chapitres les plus rentables du bac maths Terminale 2026 : questions guidées, méthodes répétitives et exercices de type identique d'une session à l'autre. Maîtrise cinq objets (probabilités conditionnelles, arbre pondéré, formule des probabilités totales, variable aléatoire et loi binomiale) et tu sécurises un bloc entier de points. La loi binomiale B(n, p) a pour espérance np, pour variance np(1−p), et tombe presque à chaque sujet. Ce chapitre demande de la rigueur de rédaction, pas du génie.
Chez Majorant, nos mentors — issus de Polytechnique, l'ENS, CentraleSupélec et Mines Paris — observent chaque année les mêmes copies : des élèves qui « comprennent » les probabilités mais perdent des points sur la rédaction, les arbres bâclés et la confusion entre événements. Je suis Léa M., normalienne (ENS Ulm), et j'encadre depuis plusieurs années des Terminales spécialité maths. Dans cet article, je te donne la méthode exacte pour transformer ce chapitre en réservoir de points : de la probabilité conditionnelle à la loi des grands nombres, avec un exercice corrigé, les erreurs qui coûtent cher, et un plan de révision concret. L'objectif : que tu abordes toute question de probabilités du bac 2026 avec un réflexe automatique.
Le programme de spécialité maths en Terminale place les probabilités parmi les chapitres à la fois très fréquents au bac et très codifiés. Contrairement à une étude de fonction où chaque sujet réserve une surprise, un exercice de probabilités suit presque toujours la même architecture : un contexte concret (tirages, dépistage, contrôle qualité), un arbre ou un tableau, quelques probabilités conditionnelles, puis une variable aléatoire — souvent une loi binomiale — dont on calcule des probabilités et l'espérance.
Trois raisons en font un investissement prioritaire :
Le mot-clé de ce chapitre au bac maths Terminale 2026, c'est automatisme. Un élève entraîné ne réfléchit pas à comment faire un arbre : il le fait, proprement, en trente secondes, et garde son énergie pour l'interprétation.
C'est la fondation. Une probabilité conditionnelle, notée P_A(B) (« probabilité de B sachant A »), répond à la question : sachant que A est réalisé, quelle chance que B le soit aussi ? La définition officielle :
P_A(B) = P(A ∩ B) / P(A), avec P(A) ≠ 0.
De là découle la formule que tu utiliseras le plus souvent, celle des probabilités composées :
P(A ∩ B) = P(A) × P_A(B).
L'arbre pondéré est la traduction visuelle de ces formules. Trois règles de lecture, non négociables :
Conseil
Quand tu construis un arbre, note d'abord toutes les données de l'énoncé *sur* les branches concernées avant de calculer quoi que ce soit. Un arbre complet et bien légendé rapporte souvent des points à lui seul, et t'évite 80 % des erreurs de raisonnement.
Une usine a deux machines. La machine A produit 60 % des pièces, la B les 40 % restants. A produit 3 % de pièces défectueuses, B en produit 5 %. L'arbre a deux niveaux : d'abord A/B (0,6 et 0,4), puis pour chacune « défectueux »/« conforme ». La probabilité qu'une pièce vienne de A et soit défectueuse : 0,6 × 0,03 = 0,018. Simple, mécanique, sans piège — à condition de ne pas confondre P_A(D) et P_D(A).
La formule des probabilités totales sert à calculer la probabilité d'un événement en passant par tous les cas possibles. Si A₁, A₂, …, Aₙ forment une partition de l'univers (des cas disjoints qui couvrent tout), alors pour tout événement B :
P(B) = P(A₁ ∩ B) + P(A₂ ∩ B) + … + P(Aₙ ∩ B).
Concrètement, avec la partition la plus simple (A et son contraire Ā) :
P(B) = P(A) × P_A(B) + P(Ā) × P_Ā(B).
Sur l'arbre, cela revient à additionner tous les chemins qui aboutissent à B. Reprenons l'usine : la probabilité qu'une pièce prise au hasard soit défectueuse est
P(D) = 0,6 × 0,03 + 0,4 × 0,05 = 0,018 + 0,020 = 0,038.
Le bac adore la question qui suit : « Une pièce est défectueuse. Quelle probabilité qu'elle vienne de A ? » On cherche P_D(A), et non l'inverse. On applique la définition :
P_D(A) = P(A ∩ D) / P(D) = 0,018 / 0,038 ≈ 0,474.
Info
C'est exactement le raisonnement d'un test de dépistage médical (vrais positifs, faux positifs), un contexte que les sujets de bac 2026 affectionnent. La clé est toujours la même : identifier ce qui est « sachant » (au dénominateur) et ce qui est cherché (au numérateur).
Deux événements A et B sont indépendants lorsque la réalisation de l'un ne change pas la probabilité de l'autre. La caractérisation officielle, celle à écrire dans une copie :
A et B indépendants ⟺ P(A ∩ B) = P(A) × P(B).
De façon équivalente, si P(A) ≠ 0 : A et B sont indépendants ⟺ P_A(B) = P(B).
Deux avertissements de mentor :
Une variable aléatoire X associe un nombre à chaque issue d'une expérience. Sa loi de probabilité est le tableau qui donne, pour chaque valeur xᵢ possible, la probabilité P(X = xᵢ). La somme de toutes ces probabilités vaut 1 — un contrôle systématique à faire.
Trois indicateurs à connaître par cœur :
| Indicateur | Notation | Formule | Sens |
|---|---|---|---|
| Espérance | E(X) | Σ xᵢ × P(X = xᵢ) | « Valeur moyenne » attendue sur un grand nombre de répétitions |
| Variance | V(X) | Σ (xᵢ − E(X))² × P(X = xᵢ) | Dispersion autour de la moyenne |
| Écart-type | σ(X) | √V(X) | Dispersion, dans la même unité que X |
Une formule alternative très utile pour la variance (souvent plus rapide) : V(X) = E(X²) − [E(X)]².
Pour deux réels a et b : E(aX + b) = a × E(X) + b, V(aX + b) = a² × V(X), et σ(aX + b) = |a| × σ(X). Ces règles tombent régulièrement en question intermédiaire ; les connaître évite un calcul lourd.
Un mentor qui débloque les probabilités en quelques séances Nos élèves de Terminale passent de « je subis les arbres » à « je les enchaîne » avec un accompagnement ciblé.
Découvrir les cours particuliersLa loi binomiale est la star du chapitre. Elle modélise le nombre de succès quand on répète n fois, de façon indépendante et identique, une même épreuve de Bernoulli (deux issues : succès de probabilité p, échec de probabilité 1−p). On écrit X ~ B(n, p).
Tu es face à une loi binomiale dès que l'énoncé réunit ces conditions :
Pour un entier k entre 0 et n :
P(X = k) = C(n, k) × pᵏ × (1−p)ⁿ⁻ᵏ,
où C(n, k), le coefficient binomial (aussi noté « n parmi k »), compte le nombre de façons de placer les k succès parmi les n épreuves. On le lit directement à la calculatrice, ou via la formule C(n, k) = n! / [k!(n−k)!]. Quelques repères utiles : C(n, 0) = 1, C(n, 1) = n, C(n, n) = 1, et la symétrie C(n, k) = C(n, n−k).
À retenir absolument — ce sont des résultats de cours directement utilisables :
Conseil
Sur ta calculatrice, distingue bien « probabilité binomiale » P(X = k) et « probabilité binomiale cumulée » P(X ≤ k). Pour P(X ≥ k), passe par l'événement contraire : P(X ≥ k) = 1 − P(X ≤ k−1). C'est LA manipulation qui départage les copies.
La partie « statistiques » du chapitre relie probabilités théoriques et données réelles. L'idée intuitive : plus on répète une expérience, plus la fréquence observée se rapproche de la probabilité théorique.
La loi des grands nombres formalise ce constat. Si on note Mₙ la moyenne de n variables aléatoires indépendantes et de même loi, alors Mₙ se concentre autour de l'espérance E(X) quand n devient grand : l'écart à la moyenne théorique devient improbable. Au programme de Terminale, on l'exprime via l'inégalité de concentration :
P(|Mₙ − E(X)| ≥ δ) ≤ V(X) / (n δ²).
Ce que cette inégalité dit en français : la probabilité de s'éloigner de plus de δ de la moyenne théorique décroît quand n augmente. C'est la justification rigoureuse de « en moyenne, sur beaucoup d'essais, ça tend vers la théorie ».
Info
Ces questions sont souvent placées en fin d'exercice et jugées « difficiles » par les élèves. En réalité, elles se traitent en appliquant mécaniquement l'inégalité avec les bonnes valeurs de V(X) et n. Ne les saute pas : elles rapportent gros pour peu de travail si tu connais la formule.
Le programme introduit la somme de variables aléatoires, en particulier la propriété de linéarité de l'espérance, qui est vraie sans condition :
E(X + Y) = E(X) + E(Y).
Pour la variance, l'additivité n'est vraie que si les variables sont indépendantes :
Si X et Y sont indépendantes, V(X + Y) = V(X) + V(Y).
C'est d'ailleurs de là que vient l'espérance de la loi binomiale : une variable X ~ B(n, p) est la somme de n variables de Bernoulli indépendantes, chacune d'espérance p. D'où E(X) = n × p, et par indépendance V(X) = n × p(1−p). Comprendre cette décomposition n'est pas exigé au calcul près, mais elle t'aide à retenir les formules plutôt que de les apprendre bêtement.
Un stage intensif pour verrouiller les probabilités avant le bac Quelques jours ciblés sur les chapitres décisifs, encadrés par nos mentors, pour arriver serein aux épreuves 2026.
Voir les stagesVoici un exercice dans l'esprit exact du bac 2026. Prends dix minutes pour le chercher avant de lire le corrigé.
Énoncé. Un site de e-commerce constate que 70 % de ses visiteurs viennent d'une publicité (événement A), les autres arrivent directement. Un visiteur venu par la pub achète avec probabilité 0,08 ; un visiteur direct achète avec probabilité 0,15.
Corrigé.
1. On note V l'événement « le visiteur achète ». Partition A / Ā avec P(A) = 0,7 et P(Ā) = 0,3. Par la formule des probabilités totales :
P(V) = P(A) × P_A(V) + P(Ā) × P_Ā(V) = 0,7 × 0,08 + 0,3 × 0,15 = 0,056 + 0,045 = 0,101.
2. On cherche P_V(A) = P(A ∩ V) / P(V) = 0,056 / 0,101 ≈ 0,554. Autrement dit, un peu plus d'un acheteur sur deux vient de la publicité.
3. On répète 20 fois (n = 20) une épreuve identique et indépendante à deux issues (achat / pas d'achat), avec p = P(V) = 0,101. Donc X ~ B(20 ; 0,101).
Remarque de rédaction : à la question 3, la phrase « X suit la loi binomiale de paramètres n = 20 et p = 0,101 » doit apparaître, avec la justification des trois conditions. C'est un attendu explicite du barème.
Voici les fautes que je corrige le plus souvent chez mes élèves de Terminale — et que le barème sanctionne systématiquement :
La prépa oraux et le sur-mesure pour viser la mention Décris-nous ton niveau et ton objectif : on construit ton accompagnement.
Faire une demandeVoici le plan que je donne à mes élèves, sur environ deux semaines, à raison de séances courtes et régulières plutôt que d'un marathon inutile.
| Étape | Durée indicative | Objectif |
|---|---|---|
| 1. Fiches de cours | 1 h | Réécrire de mémoire : définitions, arbre, formule des probabilités totales, formules de la loi binomiale (np, np(1−p)). |
| 2. Automatismes calculatrice | 30 min | Maîtriser P(X = k), P(X ≤ k), et le passage à l'événement contraire. |
| 3. Arbres & conditionnelles | 2 h | Refaire 5 exercices « dépistage / contrôle qualité » jusqu'à zéro erreur. |
| 4. Loi binomiale | 2 h | Refaire 5 annales avec justification rédigée à chaque fois. |
| 5. Échantillonnage & sommes | 1 h | Inégalité de concentration, linéarité de l'espérance. |
| 6. Annales chronométrées | 2 h | Deux sujets complets en conditions réelles. |
Le chapitre probabilités se travaille rarement seul : pense à consolider en parallèle les suites et leurs limites et la dérivation et la convexité, très liées aux études de variables. Pour une vision d'ensemble du programme, notre guide de la spécialité maths Terminale 2026 te donne la carte complète, et si tu vises le haut du panier, la stratégie mention très bien t'aidera à prioriser.
Trois règles à graver avant l'épreuve :
Les probabilités ne récompensent pas l'intuition mais la méthode et la rigueur de rédaction — exactement ce qui s'entraîne. Un élève moyen mais discipliné y prend régulièrement plus de points qu'un élève brillant mais brouillon. C'est une excellente nouvelle : ces points sont à ta portée, quel que soit ton niveau de départ. Fais des annales, écris chaque justification comme si le correcteur ne voyait que ta copie, et arrive au bac avec des automatismes plutôt que des espoirs. Tu as tout ce qu'il faut pour faire de ce chapitre ton meilleur allié le jour J.
Pour X ~ B(n, p), on a P(X = k) = C(n, k) × pᵏ × (1−p)ⁿ⁻ᵏ, où C(n, k) est le coefficient binomial « n parmi k ». Cette formule donne la probabilité d'obtenir exactement k succès sur n répétitions indépendantes. N'oublie jamais le coefficient binomial, qui compte les positions possibles des succès.
L'espérance d'une variable X ~ B(n, p) vaut E(X) = np, tout simplement le produit du nombre de répétitions par la probabilité de succès. Sa variance est V(X) = np(1−p) et son écart-type σ(X) = √(np(1−p)). Ce sont des résultats de cours directement utilisables sans démonstration au bac.
Tu reconnais une loi binomiale quand trois conditions sont réunies : un nombre fixe n d'épreuves, identiques et indépendantes (souvent « avec remise »), chacune à deux issues (succès/échec). On compte alors le nombre de succès. Le mot « indépendant » ou « avec remise » dans l'énoncé est un signal fort.
P(X = k) est la probabilité d'obtenir exactement k succès, tandis que P(X ≤ k) est la probabilité d'en obtenir au plus k (c'est-à-dire 0, 1, …, ou k). Ta calculatrice possède les deux fonctions. Pour P(X ≥ k), utilise l'événement contraire : P(X ≥ k) = 1 − P(X ≤ k−1).
Elle calcule P(B) en additionnant les probabilités de tous les chemins menant à B, à partir d'une partition de l'univers. Avec la partition A / Ā : P(B) = P(A) × P_A(B) + P(Ā) × P_Ā(B). Sur un arbre pondéré, cela revient à additionner tous les chemins qui aboutissent à l'événement B.
Non, ce sont deux notions différentes et même souvent contraires. Deux événements sont indépendants si P(A ∩ B) = P(A) × P(B) ; ils sont incompatibles si A ∩ B = ∅. Deux événements incompatibles de probabilités non nulles ne sont jamais indépendants. Ne confonds jamais les deux dans une copie.
Non, c'est l'un des chapitres les plus abordables et les plus rentables, à condition d'avoir automatisé les méthodes. Les questions sont guidées, les schémas répétitifs et la calculatrice aide beaucoup. La difficulté n'est pas conceptuelle mais tient à la rigueur de rédaction et à la lecture attentive de l'énoncé.
Concentre-toi sur les automatismes : arbre pondéré, formule des probabilités totales, loi binomiale et calculatrice. Refais cinq à dix annales en rédigeant chaque justification, puis deux sujets chronométrés. Deux semaines de séances courtes et régulières suffisent à sécuriser le chapitre, bien mieux qu'une seule longue session de bachotage.
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Stage intensif de 5 jours à Paris (max 8 élèves) pour préparer le bac scientifique : maths (spé + Maths Expertes), physique-chimie et Grand Oral, encadrés par des élèves de Polytechnique, CentraleSupélec et Mines.
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Léa M.
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