🎯 En bref
En 2026, l'accès aux études de santé (médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique, kinésithérapie) passe par deux voies : le PASS (Parcours Accès Santé Spécifique) et la LAS (Licence Accès Santé). Le PASS est une année majeure santé + mineure disciplinaire, la LAS une licence classique avec une mineure santé. Le nombre de places est fixé par le numerus apertus, défini localement par chaque université. La sélection se joue en deux temps : un premier groupe d'admis sur dossier écrit, puis un second groupe d'oraux pour les candidats en liste d'attente. La règle d'or : on ne redouble plus une année de santé, mais on peut poursuivre en LAS pour retenter le concours.
💡 Conseil
Posez-vous une question honnête : « Si je n'ai pas médecine, la matière que j'étudie toute l'année me plaît-elle assez pour en faire mon métier ? » Si oui pour une discipline précise, la LAS est faite pour vous. Si la seule réponse est « médecine ou rien », le PASS est cohérent.
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Une part significative des places se joue au second groupe. Beaucoup relâchent l'effort après les écrits en pensant « c'est fini » : erreur. Les oraux se préparent et font basculer des dossiers. Considérez-les comme une seconde chance à saisir, pas comme une formalité.
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Tenez un carnet d'erreurs : à chaque QCM raté, notez la notion et la raison de l'erreur, puis relisez-le avant chaque concours blanc. C'est l'outil le plus rentable de l'année, celui qui transforme les fautes en points gagnés.
ℹ️ Info
La première année de santé n'est jamais « perdue » : les ECTS validés, la rigueur acquise et la méthode de travail sont des acquis transférables. Beaucoup d'étudiants réorientés réussissent brillamment ailleurs.
Chaque année, des milliers de bacheliers scientifiques se lancent dans la première année de santé sans mesurer la marche à franchir. Chez Majorant, nos mentors — issus de l'ENS, de Polytechnique, de CentraleSupélec et de Mines Paris — accompagnent des profils PASS/LAS avec la même exigence que les prépas aux grandes écoles : c'est un concours, il se prépare comme un concours. Je m'appelle Léa, normalienne (ENS Ulm), et j'ai vu la différence entre les étudiants qui subissent le volume et ceux qui le domestiquent. Dans cet article : la différence PASS/LAS, comment choisir selon votre profil, le fonctionnement du numerus apertus et des oraux du second groupe, la méthode de travail, les erreurs à éviter et le plan B.
PASS ou LAS : quelle est la différence en 2026 ?
Depuis la réforme de 2020, la PACES a disparu au profit de deux portes d'entrée vers les études de santé : le PASS et la LAS. Comprendre la différence entre les deux est la première décision stratégique de votre orientation.
Le PASS (Parcours Accès Santé Spécifique) est une année dont la majeure est la santé, complétée par une mineure disciplinaire au choix (droit, biologie, chimie, psychologie, maths…). C'est la voie la plus proche de l'ancienne première année de médecine : dense, centrée sur la santé, avec une mineure qui sert de filet de sécurité.
La LAS (Licence Accès Santé) est à l'inverse une licence universitaire classique (biologie, chimie, STAPS, droit, sciences…) dans laquelle vous suivez une mineure santé. Vous validez d'abord votre licence, et cette mineure vous ouvre la candidature aux filières médicales.
| Critère | PASS | LAS |
|---|
| Contenu principal | Majeure santé | Licence disciplinaire (majeure) |
| Complément | Mineure disciplinaire | Mineure santé |
| Volume « santé » | Élevé | Modéré |
| Filet de sécurité | La mineure | La licence entière |
| Rythme | Très intensif, style concours | Soutenu mais universitaire |
| Profil type | Sûr de vouloir médecine | Aime aussi une autre discipline |
Le vocabulaire varie selon les universités (PASS, L.AS, LAS1, options santé) : vérifiez toujours l'intitulé et le contenu proposés par votre faculté, car deux LAS de biologie n'ont pas forcément le même poids santé.
Optez pour le PASS si vous êtes certain de vouloir médecine, pharmacie, dentaire ou maïeutique, que vous avez un bon niveau scientifique et que vous pouvez absorber un volume massif dès septembre. Le PASS maximise le temps passé sur les matières santé, donc les chances au premier concours — mais il pardonne peu.
Choisissez la LAS si vous aimez sincèrement une autre discipline, si vous voulez un filet de sécurité plus large (une licence complète, pas seulement une mineure), ou si vous hésitez encore : elle vous garde une vraie porte de sortie diplômante.
Pour affiner ce choix, replacez-le dans le panorama de l'après-bac scientifique : notre guide que faire après le bac scientifique compare santé, prépa, fac et écoles pour éviter de raisonner en tunnel.
C'est le point que la plupart des lycéens comprennent trop tard : l'accès aux filières de santé n'est pas un simple contrôle de connaissances, mais une sélection à places limitées en deux étapes.
Le numerus apertus
Le numerus clausus national a été remplacé par le numerus apertus : chaque université, avec l'Agence régionale de santé, fixe localement le nombre de places par filière, pour ajuster les capacités aux besoins des territoires. Conséquence : le nombre de places, et donc la difficulté, varie d'une fac à l'autre. Renseignez-vous sur les capacités affichées par votre université — elles conditionnent votre stratégie.
Premier groupe et second groupe
La sélection se déroule classiquement en deux temps :
- •Premier groupe (admission directe) : à l'issue des écrits, les meilleurs candidats sont admis directement — année validée ET barre d'admission franchie.
- •Second groupe (les oraux) : les candidats situés juste sous la barre ne sont pas éliminés mais passent des épreuves orales (mini-entretiens, oraux disciplinaires) qui, combinées aux écrits, départagent les dernières places.
Pour valider votre année en LAS, vous devez aussi obtenir vos ECTS disciplinaires : réussir la mineure santé ne suffit pas si la majeure n'est pas validée. La logique est proche de celle des barres d'admission et coefficients des concours : il faut lire la mécanique de sélection avant de réviser, pas l'inverse.
Quelles filières vise-t-on : médecine, pharmacie, dentaire, maïeutique, kiné ?
L'accès santé n'ouvre pas que médecine. Les principales filières « MMOP + K » accessibles via PASS/LAS :
- •Médecine : la plus demandée et la plus sélective, aux études longues (9 à 11 ans selon la spécialité).
- •Pharmacie : débouchés variés (officine, industrie, recherche, biologie médicale).
- •Odontologie (dentaire) : forte composante clinique et manuelle.
- •Maïeutique (sage-femme) : accompagnement de la grossesse et de la naissance.
- •Kinésithérapie : souvent accessible via PASS/LAS ou une L1 STAPS/biologie selon les régions, avec ses propres quotas.
Réfléchissez à votre projet au pluriel dès la candidature : celui qui vise « médecine ou rien » et rate la barre à quelques points regrette souvent de ne pas avoir classé pharmacie ou maïeutique. Élargir ses vœux augmente mécaniquement les chances d'entrer dans une profession de santé.
Quelle est la charge de travail réelle en PASS/LAS ?
Soyons directs : la première année de santé est l'une des plus denses de l'enseignement supérieur, comparable en volume à une prépa scientifique. Ce qui la caractérise :
- •Un volume de cours énorme, à mémoriser vite et précisément (anatomie, biochimie, biophysique, chimie, santé publique, SHS selon les UE).
- •Un rythme de type concours : cours enchaînés sans temps mort, tutorats et « colles » blanches fréquentes.
- •Des QCM à points négatifs : la précision prime, et une réponse fausse peut coûter des points.
- •Une compétition permanente : le classement, pas seulement la moyenne, détermine l'admission.
Chez Majorant, on observe que les étudiants qui tiennent la distance ne sont pas les « plus intelligents » : ce sont ceux qui installent très tôt une routine régulière et protègent leur sommeil. Nos conseils sur le sommeil, la santé mentale et la charge de travail s'appliquent mot pour mot à la première année de santé.
Quelle méthode de travail adopter pour réussir sa première année de santé ?
C'est ici que Majorant fait la différence : le volume est le même pour tous, ce qui vous distingue, c'est la méthode. Voici notre socle.
1. La répétition espacée, non négociable
La répétition espacée consiste à réviser chaque notion à des intervalles croissants (J+1, J+3, J+7, J+21…), car le cerveau oublie vite ce qu'il ne revoit pas : c'est l'arme absolue contre le volume de la santé. Notre guide sur les techniques de mémorisation et la répétition espacée donne la marche à suivre, transposable tel quel aux QCM d'anatomie ou de biochimie.
2. L'active recall plutôt que la relecture
Relire ses cours donne une illusion de maîtrise. Se tester (réciter un schéma, refaire un QCM sans le corrigé, expliquer une notion à voix haute) est bien plus efficace : transformez chaque cours en questions dès le premier passage.
3. Un planning hebdomadaire ferme
La santé se gagne à la semaine, pas à la veille des partiels. Bloquez des créneaux fixes pour les cours, les révisions espacées, les QCM et le repos : un planning tenu vaut mieux qu'un planning parfait.
4. Le tutorat et les annales
Faites un maximum d'annales et de QCM en conditions réelles, chronométrés, avec points négatifs : c'est le meilleur prédicteur de réussite.
Ne travaillez pas seul : un binôme qui s'interroge mutuellement force l'active recall et rompt l'isolement, mais fuyez les groupes qui parlent plus qu'ils ne bossent. Enfin, un accompagnement individuel accélère tout : un mentor qui a lui-même réussi un concours exigeant vous aide à prioriser les UE, à corriger votre technique de QCM et à garder le cap moral.
Les oraux du second groupe sont la partie la plus sous-estimée de l'année : beaucoup d'admissibles gâchent leur seconde chance faute de préparation. Ce que les jurys évaluent généralement :
- •La clarté et la structure de l'expression (répondre en annonçant un plan, même court).
- •La motivation et la cohérence du projet de santé (pourquoi médecine, pourquoi cette filière).
- •Le raisonnement face à une mise en situation, plus que le par-cœur.
- •La posture : calme, écoute, capacité à structurer sa pensée sous pression.
La méthode : simuler les oraux en conditions réelles, se filmer ou se faire interroger, travailler la gestion du stress et du temps de parole. C'est la logique de nos prépas oraux pour les grandes écoles, transposée à la santé.
Un oral ne s'improvise pas plus qu'un écrit : un candidat brillant à l'écrit mais tétanisé peut perdre sa place, un candidat moyen mais posé peut la gagner. Traitez le second groupe comme une épreuve à part entière et préparez-le avant même les résultats d'admissibilité.
Quelles sont les erreurs à éviter absolument en PASS/LAS ?
Voici les fautes qui coûtent le plus de places, année après année.
- •Démarrer trop lentement. Le retard des premières semaines ne se rattrape presque jamais : soyez à plein régime dès la rentrée.
- •Relire au lieu de se tester. La relecture passive est le piège numéro un ; passez à l'active recall immédiatement.
- •Négliger la mineure (PASS) ou la majeure (LAS). Une note effondrée dans la partie disciplinaire peut faire perdre la validation de l'année, donc le filet de sécurité.
- •Oublier les points négatifs. Répondre au hasard à un QCM mal maîtrisé fait baisser le score : apprenez à gérer le risque et à vous abstenir.
- •Sacrifier le sommeil et le sport. L'épuisement fait chuter la mémoire et le moral ; la performance passe par l'hygiène de vie, pas contre elle.
- •Ignorer le second groupe. Beaucoup relâchent après les écrits et ratent les oraux.
- •Rester isolé. L'isolement nourrit la démotivation et le syndrome de l'imposteur, fréquent chez les excellents élèves face à leur première vraie difficulté.
Que faire en cas d'échec : le plan B et la poursuite en LAS ?
Il faut le dire clairement : on ne redouble plus une première année de santé. La règle des « deux chances » structure toute votre stratégie.
Le plan B officiel, c'est la poursuite d'études :
- •Si vous avez validé votre année (PASS ou LAS) sans être admis, vous pouvez poursuivre en L2 avec option santé (LAS) et retenter le concours l'année suivante, conservant votre deuxième chance dans un cursus diplômant.
- •Cette architecture rend la LAS particulièrement rassurante : même sans admission en santé, vous avancez vers un diplôme (biologie, chimie, STAPS, droit…) qui a sa propre valeur. Et si le projet santé n'aboutit pas, une réorientation reste possible vers d'autres études scientifiques ou de santé.
Loin d'être un échec, une réorientation bien pilotée est souvent un rebond intelligent : notre guide sur rebondir après une PASS ratée détaille les passerelles concrètes pour changer de filière sans perdre un an.
Notre conseil final pour choisir et réussir sa première année de santé
Retenez trois règles qui résument tout ce qui précède.
- •Choisissez la voie qui correspond à VOTRE profil, pas à la mode. PASS si médecine est votre seule cible et que vous encaissez le volume ; LAS si vous aimez aussi une autre discipline. Le meilleur choix est celui que vous tiendrez toute l'année.
- •Traitez la santé comme un concours, pas comme une fac ordinaire. Répétition espacée, active recall, annales chronométrées, planning ferme et hygiène de vie protégée : c'est la combinaison qui fait passer la barre, écrits comme oraux.
- •Anticipez le second groupe et le plan B dès le départ. Préparez les oraux avant les résultats, classez plusieurs filières, et rappelez-vous que la poursuite en LAS garde une seconde chance. La sérénité vient de la stratégie, pas de la chance.
En synthèse, la réussite en PASS/LAS n'est pas une question de don, mais de méthode installée tôt et tenue avec régularité : c'est ce que nos mentors — normaliens, polytechniciens, centraliens, ingénieurs des Mines — transmettent aux étudiants de santé. Choisissez lucidement, travaillez intelligemment, et gardez toujours une porte de sortie.
FAQ
Vaut-il mieux faire un PASS ou une LAS pour devenir médecin ?
Les deux mènent à médecine ; le PASS y consacre plus de temps, la LAS offre un filet plus large. Si vous êtes certain de votre projet et solide scientifiquement, le PASS maximise vos chances au premier concours. Si vous appréciez une autre discipline ou préférez sécuriser un diplôme, la LAS est plus prudente : le bon choix dépend de votre profil.
Peut-on redoubler sa première année de santé en 2026 ?
Non, le redoublement de la première année de santé n'est plus autorisé. Le système repose sur une règle de « deux chances » : si vous validez votre année sans être admis, vous poursuivez en L2 avec option santé (LAS) et retentez le concours l'année suivante, sans recommencer la même année.
Qu'est-ce que le numerus apertus ?
Le numerus apertus est le nombre de places en santé fixé localement par chaque université, selon les besoins régionaux, en remplacement du numerus clausus national. Le nombre d'admis varie donc d'une faculté à l'autre : renseignez-vous sur les capacités affichées par votre université avant de candidater.
Les oraux du second groupe départagent les candidats situés juste sous la barre d'admission directe. Ils prennent la forme d'entretiens et d'oraux disciplinaires évaluant la clarté, la motivation, le raisonnement et la posture. Combinés aux écrits, ils attribuent les dernières places et se préparent par des simulations en conditions réelles.
Faut-il un bac avec quelles spécialités pour réussir en PASS/LAS ?
Un profil scientifique solide est fortement recommandé, typiquement physique-chimie, SVT et/ou mathématiques. Les matières de première année (biochimie, biophysique, anatomie, chimie) s'appuient sur ces bases : sans être strictement obligatoires, ces spécialités facilitent énormément l'année.
La première année de santé est-elle plus dure qu'une prépa ?
Elle est d'un niveau d'exigence comparable, avec un volume de mémorisation particulièrement élevé. Là où la prépa insiste sur le raisonnement et la démonstration, la santé mobilise surtout la mémorisation précise et rapide, en QCM à points négatifs. Les deux exigent régularité, méthode et résistance mentale.
Que se passe-t-il si je rate le concours de médecine ?
Vous n'êtes pas bloqué : vous pouvez poursuivre en LAS et retenter, ou vous réorienter. Si votre année est validée, la poursuite en L2 option santé préserve votre seconde chance. Sinon, de nombreuses passerelles existent, et une réorientation anticipée sur Parcoursup permet souvent de rebondir sans perdre d'année.
Installez dès la rentrée une routine de répétition espacée, d'active recall et un planning hebdomadaire ferme. Testez-vous plutôt que de relire, faites beaucoup d'annales chronométrées, et protégez votre sommeil. La régularité l'emporte sur les sprints désordonnés, et un mentor ou un binôme aide à prioriser et à garder le cap.