ℹ️ Info
Bloque dès le mois de novembre un créneau pour préparer ton inscription SCEI : liste des concours visés, langues, options, pièces à fournir, frais à prévoir. Une inscription faite dans le calme en décembre vaut mieux qu'une inscription paniquée la veille de la clôture. Pour cadrer ta stratégie de concours en amont, nos [conseils](/nos-conseils) détaillent la logique des filières et des banques.
💡 Conseil
Prépare tes oraux avant de connaître tes admissibilités, dès la fin des écrits, et traite la logistique (trajets, hébergements, planning des convocations) comme une épreuve à part entière. Pour l'oral de TIPE en particulier, ne le laisse jamais pour la fin : notre méthode dédiée est sur [/tipe](/tipe), et l'accompagnement oral de nos mentors sur [/nos-conseils](/nos-conseils).
Une année de prépa se joue sur les révisions, mais elle se pilote sur le calendrier des concours. Trop d'élèves excellents découvrent en cours de route qu'une inscription se referme en janvier, que les écrits s'enchaînent sans répit sur une quinzaine, ou que les oraux les attendent au moment précis où ils s'autorisaient à relâcher. Camille L., ancienne élève de PSI* passée par CentraleSupélec et mentor Majorant, connaît ce tempo de l'intérieur. Voici le calendrier complet des concours CPGE 2026, phase par phase, avec la logique stratégique derrière chaque échéance — pour ne subir aucune date et transformer le rythme du concours en avantage.
Pourquoi le calendrier est une arme, pas une contrainte
On présente souvent le calendrier des concours comme une liste de dates à subir. C'est une erreur de posture. Le calendrier est une structure stratégique : il détermine quand placer les révisions ciblées, quand récupérer, quand basculer du mode écrits au mode oraux. Un élève qui maîtrise la carte du temps décide de son effort ; un élève qui la découvre au fil de l'eau le subit.
Trois grands blocs organisent l'année : les inscriptions (hiver), les écrits (fin de printemps), puis les oraux et résultats (début d'été). Entre ces blocs, des fenêtres précises servent à récupérer ou à changer de régime de travail. Toute la finesse consiste à les repérer d'avance. Note d'emblée un point capital : les dates exactes varient légèrement d'une année à l'autre et selon les banques d'épreuves — les périodes indiquées ici sont les fenêtres habituelles du cycle, à vérifier chaque année sur les sites officiels et sur le portail SCEI.
Décembre à janvier : les inscriptions sur SCEI
C'est la première échéance, et paradoxalement l'une des plus dangereuses, parce qu'elle est purement administrative et qu'on la néglige en pleine préparation.
Le portail SCEI (Service concours écoles d'ingénieurs) centralise les inscriptions à la grande majorité des concours de la filière : X-ENS, Centrale-Supélec, Mines-Ponts, CCINP, e3a-Polytech et d'autres. L'inscription y ouvre généralement en début décembre et se referme aux alentours de début à mi-janvier. Sur cette même plateforme, on choisit ses concours, on renseigne ses langues, ses options, et l'on paie les frais correspondants.
Le piège est double. D'abord, la date de clôture est ferme : une inscription oubliée ne se rattrape pas, et l'on peut se retrouver privé d'un concours entier pour une négligence de calendrier. Ensuite, certains choix faits à ce moment-là (langues, options, concours retenus) engagent toute la suite. Ce n'est donc pas une formalité à expédier entre deux DS : c'est une décision stratégique à préparer avec sa famille et ses professeurs.
Un mot sur les frais : s'inscrire à plusieurs concours représente un coût qui peut vite atteindre plusieurs centaines d'euros au total, selon le nombre de banques choisies. Bonne nouvelle, les boursiers bénéficient d'exonérations ou de réductions significatives sur ces frais d'inscription. C'est un point à vérifier au moment de constituer son dossier, pour ne pas s'autocensurer sur le nombre de concours passés pour de mauvaises raisons financières. Le choix des concours doit se faire sur une logique stratégique, pas sur une contrainte de budget qu'un dispositif d'aide peut lever.
L'hiver : la dernière ligne droite avant les écrits
De janvier à avril, pas d'échéance de concours, mais la période la plus décisive de la préparation. C'est le moment des concours blancs, des DS qui simulent les vraies épreuves, du bouclage du programme de deuxième année et de la consolidation des automatismes. Le calendrier des concours est lointain, mais c'est justement là qu'il se gagne.
Stratégiquement, ces mois servent à trois choses : finir le programme sans laisser de chapitre en friche, transformer les connaissances en réflexes par la répétition, et apprendre à tenir la distance d'une épreuve longue. Un élève qui aborde avril avec un programme complet et des épreuves blanches derrière lui n'a plus qu'à affûter ; un élève qui a des trous à cette date les traînera jusqu'aux écrits.
Fin avril à mi-mai : la quinzaine des écrits
C'est le cœur du réacteur. Les épreuves écrites des grands concours se concentrent sur une quinzaine dense, généralement de fin avril à mi-mai. En quelques jours, on enchaîne des épreuves de quatre heures dans toutes les matières, banque après banque.
L'ordre habituel des banques
L'enchaînement suit un ordre relativement stable d'une année sur l'autre, même si les dates précises bougent :
- •Les épreuves du concours X-ENS ouvrent souvent la séquence, avec des sujets réputés pour leur exigence et leur originalité.
- •Viennent ensuite, sur les jours suivants, les écrits de Centrale-Supélec, de Mines-Ponts, puis de CCINP et e3a-Polytech.
- •Le tout se déroule sur une fenêtre resserrée : c'est un marathon d'épreuves rapprochées, où la gestion de l'énergie et du sommeil compte presque autant que le niveau.
La difficulté n'est pas seulement le contenu de chaque épreuve, mais leur accumulation. Il faut rester lucide et performant sur plusieurs jours, sans se laisser abattre par une épreuve ratée ni griser par une épreuve réussie. Chaque copie compte pour une seule banque : on repart à zéro à chaque matinée.
Le cas de la Banque PT
La filière PT (physique et technologie) dispose de sa propre Banque PT, avec un calendrier d'écrits qui lui est propre, généralement dans la même grande période de printemps mais organisé indépendamment. Les élèves de PT doivent donc suivre spécifiquement ce calendrier-là, sans se caler mécaniquement sur celui des autres filières. C'est un point à vérifier tôt pour ne pas se tromper de repères.
Gérer son énergie sur la quinzaine
La quinzaine des écrits est autant une épreuve physiologique qu'intellectuelle. Sur une dizaine de jours, tu vas cumuler des dizaines d'heures de composition, souvent avec des trajets et des nuits raccourcies. La performance ne dépend plus seulement de ce que tu sais, mais de ta capacité à rester régulier malgré la fatigue.
Trois principes tiennent la distance. D'abord, protéger le sommeil : mieux vaut réviser un peu moins et dormir un peu plus que d'arriver épuisé à une épreuve majeure. Ensuite, cloisonner les épreuves : une matinée ratée ne doit pas contaminer l'après-midi ni le lendemain, car chaque copie compte pour une banque distincte. Enfin, alléger tout le reste : pendant la quinzaine, la logistique du quotidien (repas, transports, matériel) doit être réglée d'avance pour ne rien avoir à décider dans l'urgence. Ceux qui traitent ces jours comme un effort d'endurance, et non comme une succession de sprints isolés, s'en sortent nettement mieux.
Entre les écrits et les résultats : trois semaines à ne pas gâcher
Une fois les écrits passés, s'ouvre une fenêtre particulière : environ trois semaines avant les résultats d'admissibilité. Beaucoup d'élèves la vivent comme un vide anxieux. C'est une faute stratégique. Ces semaines sont le meilleur moment pour basculer en préparation des oraux, avant même de savoir si l'on est admissible.
Pourquoi commencer sans certitude ? Parce que si l'admissibilité tombe, les oraux arrivent vite derrière, et ceux qui ont attendu les résultats pour s'y mettre perdent un temps précieux. Réviser les grands classiques d'oral, retravailler son TIPE, reprendre l'anglais de colle : tout cela se fait utilement dans cette fenêtre. Ceux qui la transforment en repos total se réveillent en retard le jour des admissibilités.
Fin mai à juin : les résultats d'admissibilité
Les résultats d'admissibilité — c'est-à-dire l'accès aux oraux — tombent généralement de fin mai à courant juin, banque par banque, sur les portails de chaque concours et sur SCEI. Être admissible ne signifie pas être admis : cela signifie qu'on a franchi le seuil des écrits et qu'on est convoqué aux oraux, où tout peut encore se jouer.
C'est aussi le moment où le vocabulaire prend son sens : on parle d'admissibles (retenus après les écrits) et, plus tard, d'admis (retenus après les oraux). Un élève admissible à plusieurs concours doit alors organiser son planning d'oraux, souvent serré et géographiquement éclaté. La logistique — trajets, hébergements, enchaînement des convocations — devient un vrai sujet à ce stade.
Juin à mi-juillet : le marathon des oraux
Les épreuves orales s'étalent, selon les concours, de début juin à mi-juillet. C'est la seconde grande phase, très différente des écrits : interrogations individuelles au tableau, TP, oraux de langues, et pour beaucoup de filières l'oral de TIPE face à un jury.
Trois défis se cumulent ici. Le premier est technique : les oraux exigent réactivité, aisance au tableau et gestion du dialogue avec l'examinateur, des compétences qui se travaillent spécifiquement. Le deuxième est logistique : enchaîner des oraux dans plusieurs villes sur plusieurs semaines demande une organisation sans faille. Le troisième est mental : tenir la concentration et le moral sur un marathon de plusieurs semaines, après une année déjà éprouvante, est en soi une épreuve.
Où placer le TIPE dans l'année
Le TIPE mérite un mot à part, car son calendrier propre piège beaucoup d'élèves. Le travail de fond — choix du sujet, problématique, expérimentations, rédaction du dossier — se mène sur toute l'année, avec des jalons administratifs à respecter au fil des mois (dépôt du titre, du MCOT, du support). L'oral, lui, tombe pendant la fenêtre des oraux, en juin ou juillet.
L'erreur classique est de traiter le TIPE comme une matière secondaire qu'on rattrapera à la fin. Or son coefficient n'est pas négligeable et, contrairement aux autres épreuves, il ne se prépare pas dans les dernières semaines : un dossier bâclé se voit immédiatement. Intègre donc les échéances du TIPE à ton calendrier dès l'automne, au même titre que les concours blancs. C'est une épreuve où l'anticipation paie plus qu'ailleurs.
Juillet : résultats, classement SCEI, vœux et appels
Le dernier acte se joue en juillet. Les résultats d'admission définitifs tombent, puis vient la phase que beaucoup découvrent trop tard : la procédure d'affectation sur SCEI.
Concrètement, chaque élève admis obtient un rang dans les écoles où il est reçu, formule sa liste de vœux classée sur SCEI, et le système procède par appels successifs : à chaque tour, des places se libèrent et remontent la liste d'attente. Cette mécanique d'appels s'étale sur plusieurs jours de juillet et demande d'être réactif — vérifier régulièrement, répondre dans les délais, comprendre la logique des remontées. Un vœu mal classé ou une réponse tardive peut coûter une école. C'est le moment où la stratégie de classement, préparée en amont, fait la différence.
Deux conseils pratiques pour cette phase. D'abord, classe tes vœux selon tes vraies préférences, dans l'ordre où tu veux réellement intégrer, sans calcul tactique hasardeux : le système est conçu pour que le classement sincère te serve au mieux. Ensuite, reste disponible et connecté pendant toute la période d'appels : c'est quelques jours d'attention soutenue, souvent en pleine détente post-oraux, mais c'est là que se scelle concrètement ton école pour les trois années à venir. Préparer cette liste dès le mois de juin, avant même les résultats, évite de la construire dans la précipitation.
Le calendrier varie selon ta filière
Un point que les guides généraux escamotent : toutes les filières ne vivent pas exactement le même calendrier. La trame — inscriptions en hiver, écrits au printemps, oraux au début de l'été — est commune, mais les détails changent.
- •Les filières MP, PC, PSI et MPI partagent l'essentiel des grandes banques (X-ENS, Centrale, Mines-Ponts, CCINP, e3a) et donc un calendrier d'écrits très proche, à quelques jours près selon les matières. La MPI, plus récente, a ses épreuves d'informatique propres, à repérer dans le planning.
- •La filière PT suit sa Banque PT, avec un calendrier distinct qu'il faut suivre spécifiquement.
- •Les filières TSI et TPC, moins nombreuses, disposent de banques et d'aménagements qui leur sont propres, avec des dates à vérifier au cas par cas.
La leçon est simple : ne te cale jamais sur le calendrier d'un camarade d'une autre filière. Reconstitue ton calendrier à partir des concours que toi tu passes. Une confusion de filière sur les dates est une erreur banale et évitable, mais qui peut coûter très cher.
Les cinq erreurs de calendrier qui coûtent le plus cher
L'expérience des mentors Majorant fait ressortir toujours les mêmes pièges. Les connaître d'avance, c'est déjà les éviter.
- •Rater ou bâcler l'inscription SCEI. La date de clôture en janvier est ferme. Une inscription oubliée, un concours non coché, une option mal renseignée, et une porte entière se referme sans recours.
- •Attendre les admissibilités pour préparer les oraux. Les trois semaines après les écrits sont faites pour cela. Ceux qui les passent à ne rien faire abordent les oraux en retard.
- •Sous-estimer la logistique des oraux. Trajets, hébergements, enchaînement des convocations dans plusieurs villes : cela se planifie dès les admissibilités, pas la veille.
- •Confondre son calendrier avec celui d'une autre filière. Les dates diffèrent ; se fier au planning d'un ami d'une autre voie mène à des contresens.
- •Négliger la phase d'appels SCEI de juillet. Le concours ne finit pas aux résultats : la mécanique des vœux et des appels successifs demande une vigilance quotidienne pour ne pas laisser filer une école.
Aucune de ces erreurs n'est une question de niveau. Ce sont des erreurs de pilotage, et elles frappent parfois des élèves brillants qui avaient tout pour réussir.
Les fenêtres de repos : savoir où souffler
Un calendrier bien lu, ce n'est pas seulement savoir quand travailler dur, c'est aussi savoir quand récupérer. Sur l'année, quelques fenêtres se prêtent au repos réel :
- •Les vacances d'hiver et de printemps, à doser : ni farniente total, ni surchauffe, mais une récupération active qui recharge sans décrocher.
- •Le court répit après les écrits, avant de basculer sur les oraux — quelques jours de vraie coupure sont légitimes et utiles, à condition de ne pas s'y installer.
- •L'après-concours, une fois les oraux et l'affectation passés : là, le repos est pleinement mérité et nécessaire avant l'entrée en école.
Le reste de l'année, la récupération se joue au quotidien, par le sommeil et le rythme, plus que par de longues coupures. Savoir placer ces respirations, c'est éviter le surmenage qui fait s'effondrer des élèves solides au pire moment.
Le calendrier général ne suffit pas : il faut le décliner en calendrier personnel. La méthode tient en trois gestes. D'abord, reporter sur un document unique toutes les échéances des concours que tu vises réellement — inscription, écrits, admissibilités probables, oraux — dès qu'elles sont connues. Ensuite, remonter le temps depuis chaque échéance pour placer les révisions ciblées : deux mois avant les écrits, tu attaques les épreuves blanches ; trois semaines avant, tu commences l'oral. Enfin, marquer explicitement les fenêtres de repos, pour qu'elles ne soient pas grignotées par l'angoisse.
Un calendrier personnel bien construit transforme une année anxiogène en une suite d'étapes lisibles. Tu ne te demandes plus « suis-je en retard ? » à chaque instant : tu sais où tu en es par rapport à un plan que tu as toi-même dessiné. Affiche-le au-dessus de ton bureau, mets-le à jour à chaque date confirmée, et partage-le avec ta famille : une échéance connue de tous est une échéance qu'on ne rate pas. C'est un outil modeste, mais c'est souvent ce qui sépare les élèves sereins des élèves débordés, à niveau égal.
En résumé
Le calendrier des concours CPGE, pour 2026 comme pour les années voisines, suit une trame stable qu'il faut anticiper :
- •Décembre à janvier : inscriptions sur SCEI — échéance administrative ferme, à préparer dès novembre.
- •Janvier à avril : dernière ligne droite, concours blancs et bouclage du programme.
- •Fin avril à mi-mai : la quinzaine des écrits, X-ENS puis Centrale, Mines-Ponts, CCINP et e3a ; Banque PT sur son propre calendrier.
- •Trois semaines d'attente : à consacrer à la préparation des oraux, sans attendre les résultats.
- •Fin mai à juin : résultats d'admissibilité, accès aux oraux.
- •Juin à mi-juillet : marathon des oraux, TIPE compris ; défi technique, logistique et mental.
- •Juillet : admission, classement SCEI, vœux et appels successifs à suivre de près.
Les dates exactes se vérifient chaque année sur les sites officiels, mais la logique du tempo ne change pas. La maîtriser, c'est cesser de subir le concours pour le piloter. Si tu veux construire ton calendrier personnel et préparer chaque phase — écrits, oraux, TIPE, classement des vœux — avec un mentor qui a vécu ce marathon, les équipes Majorant, passées par Polytechnique, l'ENS, Mines Paris et CentraleSupélec, t'accompagnent. Découvre la méthode sur /nos-conseils et le panorama des filières sur /cpge.